Hier à Wall Street : un "come back" assez remarquable information fournie par Zonebourse 30/01/2026 à 07:30
Wall Street s'est offert un "come back" assez remarquable (clôture pratiquement à l'équilibre) et qui semblait franchement improbable alors que le Nasdaq-100 perdait -2,5% vers 17H et que le S&P 500 lâchait -1,3% avec un "VIX" qui faisait une embardée de 20% vers 19,75... avant de retomber à 3,2% vers 16,90.
Une telle remontée dans un contexte de tensions géopolitiques "ressenties" (beaucoup de rumeurs -invérifiables pour la plupart, mais certaines sont fondées- d'un événement majeur au Proche Orient ce weekend) laissait peu de place pour l'espoir de voir les indices US échapper à une lourde correction, notamment avec une chute de -12% de Microsoft (la pire depuis mars 2020), ramenée à -10% au coup de cloche final.
Les résultats de la filiale "cloud" (Azure) a déçu alors que les résultats globaux sont ressortis supérieurs aux attentes... mais les dépenses pour l'IA augmentent plus que prévu (paradoxalement, c'est ce qui a dopé symétriquement Meta avec 10,5%).
Le Nasdaq Composite perd un peu plus que sa version "100" avec les replis de -6,1% de Coreweave, de -7,7% de Workday, -9,6% de Pegasystems, de -10% de Servicenow, de -10,7% d'Atlassian et de -11,2% de Hubspot (60% de titres ont fini dans le rouge).
Si l'on fait la moyenne des -0,13% du S&P500 et des 0,11% du Dow Jones en clôture, cela ressemble à une séance d'une grande banalité alors que le scénario est hors norme : il semblerait que ceux que l'on appelle avec humour les "pompiers" aient été envoyés à Wall Street à la mi-séance pour éteindre littéralement la volatilité qui flambait encore de 19% vers 17H.
Le volet "macro" a beaucoup moins pesé que le volet micro (les trimestriels), même si certains chiffres ont complètement déjoué les anticipations. Comme par exemple la brusque et inattendue dégradation du déficit commercial des Etats-Unis, lequel a bondi de 94,6%, à 56,8 milliards de dollars en novembre 2025 (contre 43 MdsUSD anticipé en moyenne).
Déficit commercial et métaux précieux dans la même phrase, cela peut apparaître décorrélé, mais il y a un lien de cause à effet flagrant depuis deux mois du fait à la fois d'un recul de 3,6% des exportations et d'une poussée de 5% des importations (notamment depuis le Mexique avec les pièces automobiles), Taïwan (semiconducteurs) et le Vietnam (devenu l'atelier "low cost" des entreprises chinoises).
Le facteur inédit de la volatilité du déficit US réside dans des mouvements spectaculaires relatifs aux exportations puis aux importations d'or et d'argent d'un mois sur l'autre et qui font rebasculer le déficit au-delà des 50 Mds$ (les exportations d'or avaient quasi intégralement expliqué la contraction miracle vers 30 Mds$ de novembre).
Conformément aux attentes des analystes, la productivité non agricole aux Etats-Unis est confirmée à 4,9% en rythme annualisé au 3e trimestre 2025, selon la 2e estimation du Département du Travail. Cette progression ayant largement absorbé une hausse de 2,9% du salaire horaire, les coûts unitaires salariaux non agricoles ont diminué de 1,9% au 3e trimestre.
Le Département du Travail des Etats-Unis indique avoir comptabilisé 209 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 19 janvier, un chiffre en baisse de 1 000 unités par rapport au niveau de la semaine précédente, et légèrement supérieur au consensus qui tablait sur 205 000.
Cette synthèse ne serait pas complète sans un coup d'oeil sur le marché obligataire avec un "10 ans" qui se détend de 1,7 point de base à 4,234% et un "30 ans" qui finit inchangé à 4,856%... ce qui confirme bien que le FOMC du 28 janvier a été transparent.
Une telle remontée dans un contexte de tensions géopolitiques "ressenties" (beaucoup de rumeurs -invérifiables pour la plupart, mais certaines sont fondées- d'un événement majeur au Proche Orient ce weekend) laissait peu de place pour l'espoir de voir les indices US échapper à une lourde correction, notamment avec une chute de -12% de Microsoft (la pire depuis mars 2020), ramenée à -10% au coup de cloche final.
Les résultats de la filiale "cloud" (Azure) a déçu alors que les résultats globaux sont ressortis supérieurs aux attentes... mais les dépenses pour l'IA augmentent plus que prévu (paradoxalement, c'est ce qui a dopé symétriquement Meta avec 10,5%).
Le Nasdaq Composite perd un peu plus que sa version "100" avec les replis de -6,1% de Coreweave, de -7,7% de Workday, -9,6% de Pegasystems, de -10% de Servicenow, de -10,7% d'Atlassian et de -11,2% de Hubspot (60% de titres ont fini dans le rouge).
Si l'on fait la moyenne des -0,13% du S&P500 et des 0,11% du Dow Jones en clôture, cela ressemble à une séance d'une grande banalité alors que le scénario est hors norme : il semblerait que ceux que l'on appelle avec humour les "pompiers" aient été envoyés à Wall Street à la mi-séance pour éteindre littéralement la volatilité qui flambait encore de 19% vers 17H.
Le volet "macro" a beaucoup moins pesé que le volet micro (les trimestriels), même si certains chiffres ont complètement déjoué les anticipations. Comme par exemple la brusque et inattendue dégradation du déficit commercial des Etats-Unis, lequel a bondi de 94,6%, à 56,8 milliards de dollars en novembre 2025 (contre 43 MdsUSD anticipé en moyenne).
Déficit commercial et métaux précieux dans la même phrase, cela peut apparaître décorrélé, mais il y a un lien de cause à effet flagrant depuis deux mois du fait à la fois d'un recul de 3,6% des exportations et d'une poussée de 5% des importations (notamment depuis le Mexique avec les pièces automobiles), Taïwan (semiconducteurs) et le Vietnam (devenu l'atelier "low cost" des entreprises chinoises).
Le facteur inédit de la volatilité du déficit US réside dans des mouvements spectaculaires relatifs aux exportations puis aux importations d'or et d'argent d'un mois sur l'autre et qui font rebasculer le déficit au-delà des 50 Mds$ (les exportations d'or avaient quasi intégralement expliqué la contraction miracle vers 30 Mds$ de novembre).
Conformément aux attentes des analystes, la productivité non agricole aux Etats-Unis est confirmée à 4,9% en rythme annualisé au 3e trimestre 2025, selon la 2e estimation du Département du Travail. Cette progression ayant largement absorbé une hausse de 2,9% du salaire horaire, les coûts unitaires salariaux non agricoles ont diminué de 1,9% au 3e trimestre.
Le Département du Travail des Etats-Unis indique avoir comptabilisé 209 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 19 janvier, un chiffre en baisse de 1 000 unités par rapport au niveau de la semaine précédente, et légèrement supérieur au consensus qui tablait sur 205 000.
Cette synthèse ne serait pas complète sans un coup d'oeil sur le marché obligataire avec un "10 ans" qui se détend de 1,7 point de base à 4,234% et un "30 ans" qui finit inchangé à 4,856%... ce qui confirme bien que le FOMC du 28 janvier a été transparent.