Hier à Wall Street : le secteur bancaire et la technologie ont pesé
information fournie par Zonebourse 15/01/2026 à 07:35

Wall Street a marqué le pas ce mercredi, pénalisée par deux de ses piliers traditionnels, que sont les valeurs bancaires et technologiques.

Le S&P 500 a cédé 0,53% pour s'établir à 6926,6 points, le Dow Jones a légèrement reculé de 0,09% à 49 149,6 points, tandis que le Nasdaq 100 a accusé une baisse plus marquée de 1,07% à 25 465,9 points, sous la pression persistante du secteur technologique.

Les valeurs bancaires ont particulièrement pesé sur la tendance. Wells Fargo a chuté de 4,61% après avoir publié un chiffre d'affaires trimestriel inférieur aux attentes, pénalisé notamment par une activité d'investissement bancaire jugée trop faible.

Bank of America, malgré des résultats supérieurs aux prévisions pour le quatrième trimestre, a vu son action reculer de 3,71%. Son directeur général, Brian Moynihan, s'est toutefois voulu rassurant, affichant son optimisme quant aux perspectives de l'économie américaine à l'horizon 2026.

Citigroup a également souffert, le titre abandonnant 3,37% après l'annonce d'une perte nette de 1,1 milliard de dollars au titre des trois derniers mois de 2025, liée à la cession programmée de ses activités en Russie.

Sur le plan macroéconomique, les indicateurs publiés ont envoyé des signaux plus contrastés. Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont atteint en décembre leur niveau le plus élevé depuis près de trois ans, soutenues par un repli des taux hypothécaires.

Dans le même temps, les ventes au détail ont progressé plus fortement qu'anticipé en novembre, tirées par les dépenses liées aux véhicules et aux carburants, selon des données gouvernementales publiées mercredi.

Par ailleurs, la hausse des prix producteurs aux Etats-Unis s'est accélérée en novembre à des rythmes annuels de 3% en données brutes et de 3,5% en données sous-jacentes, à comparer à des taux de respectivement 2,8% et 3,4% en octobre.

Ces statistiques confortent l'idée d'une économie américaine encore résiliente et de tensions inflationnistes persistantes, et donc les anticipations d'un statu quo monétaire lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale, prévue en janvier.