Hier à Wall Street : des pertes en clôture, le Moyen-Orient pèse toujours
information fournie par Zonebourse 24/04/2026 à 07:30

Alors que les espoirs de réouverture "rapide" du détroit d'Ormuz (un accord américano-iranien conclu avant la fin du mois d'avril) semblaient s'évanouir, Wall Street a terminé la séance de jeudi sur des pertes : à la clôture, le Dow Jones a lâché 0,36% à 49 310 points, le S&P 500 a perdu 0,41% à 7 108 points et le Nasdaq 100 a reculé de 0,57% à 26 783 points.

Wall Street a amplifié ses pertes alors que le prix du baril a pris 5% à la mi-séance, ce qui a propulsé le "WTI" au-delà de 97 USD (et brièvement au-delà des 98 USD), alors que les espoirs de réouverture "rapide" (un accord américano-iranien conclu avant la fin du mois d'avril) semblaient s'évanouir.
Le Dow Jones a lâché 0,36% à 49 310 points, le S&P 500 a perdu 0,41% à 7 108 points (après avoir atteint dans la matinée un nouveau plus haut historique au-delà de 7 147,7 points, contre 7 147,5 points le vendredi 17).

Le Nasdaq Composite a cédé 0,9% à 24 438 points après avoir établi un nouveau record absolu à 24 664,8 points (contre 24 660 la veille)... et le Nasdaq 100 a franchi pour le symbole la barre des 27 000 points (à 27 000 points), trois semaines après avoir rebondi sur 22 840 points, soit 4 140 points, soit 18,25% sans le moindre temps mort, une des plus fortes hausses de l'histoire. 99% des hausses de plus de 17% en autant de séances étant survenues après des corrections de 25% et plus, et après plusieurs mois de baisse, jamais quelques semaines après avoir inscrit un record historique.

Les indices ont initialement profité des dernières déclarations de Donald Trump, qui a jugé "possible" que les discussions avec Téhéran reprennent dans les prochains jours. Mais l'effet de ces propos est vite retombé - une fois de plus - face aux démentis du président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a écarté une réouverture du détroit d'Ormuz tant que durerait le blocus américain des ports iraniens.

Selon une enquête de la FED de Dallas, 8 dirigeants sur 10 du secteur pétrolier américain s'attendent à ce que le détroit d'Ormuz reste fermé pendant des mois : ils déclarent ne pas s'attendre à un retour du trafic normal à travers Ormuz avant le mois d'août... et 96% d'entre eux anticipent que le coût du transport de pétrole par cette voie sera plus élevé en raison de la hausse des tarifs d'assurance (l'Iran reconnaît que certaines mines marines ont échappé à son contrôle ; les neutraliser pourrait prendre des mois).

À contre-courant de la tendance, l'indice "SOXX" des semi-conducteurs a aligné un 12e record absolu d'affilée et surtout une 17e séance de hausse consécutive (pulvérisant la précédente plus longue de l'histoire de 5 séances additionnelles), pour un gain cumulé de 45% ( 3% au plus haut à 446 USD contre 308 USD le 30 mars), ce qu'aucun indice sectoriel n'a jamais accompli sur le marché américain : c'est le FOMO le plus colossal et le plus inexorable de l'histoire de Wall Street, jamais la bulle des "dot.com" n'a délivré un tel scénario.

Les publications trimestrielles continuent de concentrer l'attention des investisseurs, inquiets de l'impact de la remontée des prix du pétrole et de la réapparition des tensions inflationnistes sur les bénéfices des entreprises.

Texas Instruments ( 19,4%), Comcast ( 7,75%) et Microchip ( 9,9%) brillent tout particulièrement après leurs comptes, tandis que ceux d'IBM (-8,2%), Salesforce (-8,7%) ou American Express (-4,3%) sont lourdement sanctionnés.

Intel, qui a publié ses performances de 1er trimestre après la clôture, revoit à la hausse ses attentes de chiffre d'affaires et de marges (le groupe prévoit un chiffre d'affaires compris entre 13,8 et 14,8 MdsUSD, ainsi qu'un bénéfice ajusté de 20 cents par action, des perspectives supérieures aux attentes du marché) : le cours a explosé de 20% à 80,5 USD et passe la barre des 100% de hausse cette année (en réalité, le doublement s'est matérialisé en 18 séances, depuis 40,6 USD le 30 mars).

Sur le front des statistiques, l'indice PMI composite de S&P Global est ressorti à 52 en estimation flash en avril, à comparer à 50,3 pour le mois de mars, montrant que l'expansion du secteur privé américain a accéléré ce mois-ci.

Les nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage ont, pour leur part, augmenté de 214 000 unités la semaine passée, une donnée proche des estimations qui étaient de 211 000, après 208 000 sept jours plus tôt, chiffre révisé à la hausse de 207 000.

Les T-Bonds continuent de s'enfoncer - flambée du pétrole oblige - avec 3 points sur le "10 ans" à 4,314% et 4 points sur le "2 ans" à 3,834%.