Hier à Wall Street : clôture en berne avec Samsung et le pétrole
information fournie par Zonebourse 08/07/2026 à 07:34

Les principaux indices à la Bourse de New York ont clôturé en berne mardi, dans un contexte marqué à la fois par des inquiétudes accrues concernant les valeurs technologiques dans le sillage d'une publication décevante de Samsung, et par une flambée des cours du pétrole due à une aggravation des tensions au Moyen-Orient. Le Dow Jones a cédé 0,25% à 52 925, le S&P 500 a perdu 0,45% à 7 504 et le Nasdaq-100 a lâché 1,77% à 29 173.

Le Nasdaq-100 a plié dans le sillage de l'indice "SOXX", qui lâche 5,15% : le Nasdaq a limité la casse après avoir cédé jusqu'à 2,5% et touché un plus bas à 28 975. Parmi les plus lourds dégagements, on note Intel (-9,7%), AMD et Applied Materials (-6,8%), ARM (-6%) et Micron (-5,6%), dans le sillage de Samsung (-6,9%).

Dernière minute : Amazon lance une nouvelle émission obligataire de 25 MdsUSD pour financer ses investissements dans l'IA, faisant suite à une précédente émission de 37 MdsUSD.

Le Nasdaq Composite et les "small caps" du Russell 2000 s'en sortent un peu mieux avec des replis respectifs de 1,2% et 0,9%. Les investisseurs ont de nouveau privilégié les valeurs "matures" ou "défensives", le Dow Jones ne s'effritant que de 0,25%.

Le niveau de stress, retombé très bas lundi (vers 15,5 sur le VIX), rebondit de 3,6% vers 16,15 ce mardi.

Le "fait du jour", c'est incontestablement la flambée du pétrole, avec le Brent qui bondit de 6% vers 76 USD et le WTI de 5% vers 72 USD, à la suite de l'annonce de la révocation de l'autorisation de vente de pétrole iranien par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain.

Ce n'est pas vraiment une surprise après les tirs iraniens qui ont visé quatre navires tentant de traverser Ormuz par la "route Sud" (pourtant réputée la plus sûre), selon un rapport de l'UKMTO (UK Maritime Trade Operations) : quatre tirs en 24 heures, un record depuis le 8 mars dernier (fermeture d'Ormuz).

Les tensions se sont encore accrues après que le Qatar a attribué à l'Iran une attaque contre l'un de ses méthaniers.

Le mémorandum d'entente entre les Etats-Unis et l'Iran semble compromis : "Les actions de l'Iran dans le détroit d'Ormuz étaient totalement inacceptables pour les Etats-Unis et auront des conséquences", tandis que Donald Trump menace "d'oblitérer en un après-midi toutes les infrastructures iraniennes".

Et, pour ne rien arranger, une enquête de la FED de New York montre que les anticipations inflationnistes des ménages restent élevées pour 2026 (3,8%) et 2027 (3,7%) : cela ne tient pas au seul prix des carburants, dont la hausse anticipée n'est que de 1,5%.

Kevin Warsh va devoir composer avec des signaux de robustesse du côté de la production et des consommateurs, qui continuent de percevoir une inflation persistante dans l'économie.

Et pas de signe flagrant d'un affaiblissement du marché du travail : la probabilité moyenne déclarée de perdre son emploi dans les douze prochains mois a reculé à 14,1%, tandis que la probabilité de retrouver un emploi a progressé à 44,9%.

Tout ce qui précède a pesé sur les taux d'intérêt, avec le rendement du "30 ans" qui termine en hausse de 6,3 points de base à 5,057% et celui du "10 ans" qui grimpe de 7,3 points de base à 4,552%.

Le "2 ans", qui reflète les anticipations de relèvement des taux à plus court terme, fait également un bond de 6 points de base vers 4,185%, soit son 3e plus mauvais niveau de clôture depuis les 22 et 23 juin derniers.