Hélicoptères: Londres conclut un contrat de 1 milliard de livres avec l'italien Leonardo information fournie par Boursorama avec AFP 02/03/2026 à 08:08
Le gouvernement britannique a annoncé lundi avoir conclu un contrat d'un milliard de livres (1,14 milliard d'euros) avec le groupe italien d'aéronautique et de défense Leonardo, pour construire une nouvelle flotte de 23 hélicoptères de moyenne capacité, selon un communiqué.
Ce contrat permettra d'assurer la pérennité du site industriel du groupe à Yeovil, dernier site de fabrication d'hélicoptères du Royaume-Uni dans le Somerset (sud-ouest), et de ses quelque 3.000 salariés, a indiqué le ministère de la Défense.
Leonardo avait laissé entendre qu'il pourrait fermer l'usine si cet accord n'avait pas lieu, après 14 ans sans "aucun contrat du gouvernement britannique", selon son directeur général Roberto Cingolani. Une décision qui aurait également mis en péril toute la chaîne d'approvisionnement de l'usine.
Cet engagement fera du site de Yeovil, créé en 1915 pendant la Première Guerre mondiale, "le berceau de la production mondiale d'hélicoptères militaires de Leonardo", a déclaré le ministre de la Défense John Healey, dans ce communiqué.
Selon le ministère, l'accord pourrait rapporter jusqu'à 15 milliards de livres (17 milliards d'euros) d'exportation ces dix prochaines années, car une vingtaine de pays auront "besoin de nouveaux hélicoptères de moyenne capacité".
Il prévoit également davantage d'investissements dans Proteus, "le premier système aérien autonome sans équipage du Royaume-Uni, construit par Leonardo et qui a récemment effectué son premier vol", en développement avec la Royal Navy.
"Cet investissement dans la défense est avantageux pour la Grande-Bretagne à tous les niveaux", s'est félicité John Healey.
Il s'agit d'une "formidable victoire" pour les salariés et pour le secteur, avait réagi vendredi le principal syndicat britannique Unite, qui militait pour l'attribution de ce contrat, après la publication d'informations dans la presse.
Leonardo était la dernière entreprise en lice sur ce contrat, dont l'attribution avait été retardée par le ministère de la Défense, après le retrait d'Airbus et de Lockheed Martin, selon la presse.