Heineken met en garde contre les répercussions de la guerre en Iran sur la demande
information fournie par Reuters 23/04/2026 à 09:52

Des bouteilles de bière Heineken

par Emma Rumney

Heineken a fait ‌état jeudi d'un chiffre d'affaires et de volumes au-delà des attentes pour le ​premier trimestre mais le brasseur néerlandais a prévenu que les coûts énergétiques et l'inflation, exacerbés par la guerre en Iran, pourraient peser sur la demande pour ses bières.

Les ​pressions persistantes sur le coût de la vie, l'évolution des habitudes de consommation d'alcool et les droits de ​douane américains faisaient déjà craindre une nouvelle ⁠année difficile pour le deuxième brasseur mondial, derrière Anheuser-Busch InBev.

Le conflit au Moyen-Orient ‌a renchéri le carburant nécessaire à la fabrication de ses produits et à la production de bouteilles en verre, et menace de ​faire grimper les prix d'une ‌gamme de biens de consommation, ce qui pourrait encore réduire ⁠les dépenses des consommateurs en bière.

Heineken a annoncé une hausse de 2,8% de son chiffre d'affaires net organique au premier trimestre, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient ⁠sur +2,3%. Les volumes ‌totaux, que les analystes prévoyaient stables, ont augmenté de 1,2% en ⁠termes organiques.

Heineken a déjà annoncé son intention de supprimer 6.000 emplois et est ‌à la recherche d'un nouveau directeur général après la démission soudaine de ⁠Dolf van den Brink en janvier. Le brasseur, qui produit ⁠les marques Tiger et ‌Sol en plus de sa bière blonde éponyme, n'a fait aucune mention de ses ​efforts pour le remplacer dans son ‌communiqué de résultats.

"Le commerce mondial est devenu plus complexe et volatil, ce qui a des répercussions sur la ​disponibilité et les coûts de l'énergie sur certains marchés. Cela entraîne des pressions inflationnistes, qui pourraient affecter le moral des consommateurs à moyen terme", a ⁠déclaré Dolf van den Brink, sans mentionner directement le conflit au Moyen-Orient.

Le groupe a réitéré sa prévision pour l'ensemble de l'année d'une croissance organique de son résultat d'exploitation comprise entre 2% et 6%.

Il a précisé que ses prévisions "reposaient sur l'hypothèse d'une perturbation temporaire plutôt que prolongée du commerce mondial".

(Rédigé par Emma Rumney ; version française Mara ​Vilcu, édité par Blandine Hénault)