Guerre au Moyen-Orient : le transporteur Maersk annonce qu'un de ses navires a quitté le détroit d'Ormuz sous escorte américaine information fournie par Boursorama avec Media Services 05/05/2026 à 11:38
Deux navires marchands battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage stratégique, avait annoncé Washington lundi.
Le géant danois du transport de marchandises par conteneurs Maersk a indiqué mardi 5 mai qu'un de ses navires battant pavillon américain avait pu franchir le détroit d'Ormuz, protégé par des navires de guerre américains.
"L'ALLIANCE FAIRFAX, un navire transportant des véhicules et battant pavillon américain, exploité par Farrell Lines, Inc., une filiale du transporteur américain Maersk Line Limited (MLL), a traversé le détroit d'Ormuz et quitté le golfe Persique le 4 mai", a indiqué Maersk dans un communiqué transmis à l' AFP .
"Le transit s'est déroulé sans incident et tous les membres d'équipage sont sains et saufs", a précisé l'armateur. Le navire était "accompagné de moyens militaires américains.
Le roulier "se trouvait dans le golfe Persique au moment où les hostilités entre les États-Unis et l'Iran ont éclaté en février et n'a pas pu partir en raison de préoccupations persistantes en matière de sécurité", a-t-il indiqué.
Deux navires marchands battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage stratégique , avait annoncé lundi le Centcom, le commandement militaire américain pour la région.
"La situation actuelle est intenable pour les États-Unis"
Depuis l'offensive israélo-américaine du 28 février, l'Iran contrôle le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Washington a répliqué avec un blocus des ports iraniens.
Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, mais fragilisé lundi par des accrochages entre Iraniens et Américains autour du détroit d'Ormuz et la reprise de tirs de l'Iran vers un de ses voisins du Golfe, les Emirats arabes unis.
L'Iran a accentué ses menaces mardi face à cette opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d'Ormuz, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril. Il a toutefois été fragilisé lundi par des accrochages entre Iraniens et Américains autour du détroit et la reprise de tirs de l'Iran vers un de ses voisins du Golfe, les Émirats arabes unis.
"Nous savons bien que la poursuite de la situation actuelle est intenable pour les États-Unis, alors que nous n'avons même pas encore commencé ", a tonné mardi l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de file des négociations avec Washington. Il a accusé les États-Unis et leurs alliés de "mettre en péril" la sécurité du transport maritime.