HONG KONG, 21 août (Reuters) - Goldman Sachs GS.N a dit
mercredi avoir déposé un dossier en vue d'obtenir la majorité de
contrôle de sa coentreprise chinoise, la banque d'affaires
américaine rallongeant la liste des grands noms du secteur à
entreprendre une telle démarche.
L'établissement a soumis lundi une demande à la China
Securities Regulatory Commission (CSRC), l'autorité des marchés
financiers en Chine, sollicitant son feu vert pour faire passer
sa participation dans Goldman Sachs Gao Hua de 33% à 51%, le
maximum autorisé à ce stade pour une banque étrangère.
Fin novembre dernier, UBS UBSG.S a obtenu ce feu vert, ce
qui a fait de la banque suisse le premier établissement étranger
à prendre le contrôle d'une institution financière chinoise.
La Chine a assoupli ses règles sur les participations
étrangères dans le cadre de la volonté du pays d'ouvrir
progressivement ses marchés financiers.
HSBC HSBA.L a déjà lancé l'an dernier en Chine une
coentreprise qu'elle contrôle à 51% mais elle a bénéficié pour
cela des autorisations spéciales accordées aux entreprises
enregistrées à Hong Kong.
Morgan Stanley MS.N attend que la CSRC valide l'achat des
2% dans sa coentreprise Morgan Stanley Huaxin Securities qui lui
permettra de passer à 51%.
Fin mars, JP Morgan JPM.N et Nomura 8604.T ont obtenu le
feu vert des autorités chinoises à la création de coentreprises
de courtage en Chine, établissements que les banques devront,
contrairement à leurs pairs déjà présents en Chine, lancer à
partir d'une page blanche.
Credit Suisse CSGN.S attend de son côté l'autorisation
d'injecter des capitaux frais dans sa coentreprise Credit
Suisse Founder Securities en vue de passer à une participation
de 51%.
(Jennifer Hughes et Alun John, avec la contribution de Julie
Zhu, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par
Jean-Michel Bélot)