Goldman Sachs valide son modèle prédictif avec le sacre de l'Espagne
information fournie par Zonebourse 20/07/2026 à 09:05

L'Espagne a remporté hier soir la Coupe du monde 2026 en s'imposant 1-0 après prolongation face à l'Argentine, validant ainsi les prévisions formulées plusieurs semaines avant le début de la compétition par Goldman Sachs.

Dans une étude publiée le 29 mai, soit six semaines avant le coup d'envoi du tournoi, les économistes Jan Hatzius, Giovanni Pierdomenico et Sven Jari Stehn plaçaient déjà la Roja en tête de leurs projections. Leur modèle statistique accordait à l'Espagne 26% de chances de décrocher le titre, devant la France (19%), l'Argentine (14 %), le Brésil (8%) et l'Angleterre (5 %), parmi les 48 nations qualifiées.

Le modèle anticipait une demi-finale entre la France et l'Espagne, puis une finale opposant la Roja à l'Argentine, avec une victoire espagnole à la clé.

Pour établir ces prévisions, Goldman Sachs s'est appuyé sur un modèle nourri par près de 20 000 rencontres internationales disputées depuis 1978. Au-delà du classement Elo et des performances historiques des sélections, celui-ci prend en compte des critères plus spécifiques, tels que l'altitude, les températures, les distances parcourues par les équipes, leur potentiel offensif, leur dynamique récente ou encore certains facteurs psychologiques.

Parmi eux figure le "syndrome du champion sortant", un biais statistique selon lequel le tenant du titre tend à moins bien performer lors de l'édition suivante, un élément qui pesait notamment sur les chances de l'Argentine.

À la veille de la finale, dans une note publiée le 16 juillet, Goldman Sachs continuait de miser sur un succès de l'Espagne, à laquelle son modèle attribuait 61,5% de chances de victoire, contre 38,5% pour l'Argentine. Un pronostic qui s'est confirmé sur le terrain, avec à la clé, un deuxième sacre espagnol dans une Coupe du monde après celui de 2010.