Goldman Sachs relève ses prévisions sur les cours du pétrole pour 2026
information fournie par Zonebourse 27/04/2026 à 12:51

Goldman Sachs a revu à la hausse ses prévisions d'évolution des cours du pétrole cette année afin de prendre en compte le scénario d'une normalisation plus tardive que prévu de la production d'hydrocarbures dans le Golfe.

La banque d'investissement américaine précise dans une note datée de dimanche tabler sur un cours moyen du baril du Brent de 90 dollars pour le 4e trimestre 2026, contre 80 dollars auparavant.

Elle relève par ailleurs sa prévision de cours moyen du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 83 dollars le baril à comparer avec 75 dollars précédemment.

La firme new-yorkaise justifie sa révision à la hausse par l'hypothèse d'une reprise plus lente de la production et des exportations du Golfe, avec un retour à la normale désormais attendu fin juin au lieu de mi-mai, ce qui devrait réduire l'offre disponible sur le court terme.

Goldman évoque aussi une demande mondiale plus faible, estimée en recul de 1,7 million de barils par jour en glissement annuel sur le seul 2e trimestre et de 0,1 million de barils/jour sur l'ensemble de l'année, en raison de la hausse des prix des produits raffinés.

Un scénario du pire établi à 120 dollars

Dans un scénario défavorable, la banque estime que le Brent pourrait dépasser en moyenne 100 dollars le baril au 4e trimestre 2026, au cas où les exportations du Golfe ne devaient revenir à la normale qu'à partir de la fin du mois de juillet.

Dans un scénario encore plus défavorable, Goldman prévient que le Brent pourrait avoisiner 120 dollars en moyenne au 4e trimestre si les exportations du Golfe ne se normalisaient qu'à partir de la fin juillet et si la capacité de production restait durablement réduite, ce qui correspondrait à un retour limité des flux via le détroit d'Ormuz, plafonnés à environ 70%.

A l'inverse, selon ses prévisions les plus optimistes, le brut de la mer du Nord pourrait revenir au-dessous des 80 dollars en moyenne lors du dernier trimestre 2026 en cas de reprise des flux d'exportation dans la région du Golfe dès la mi-juin, de préservation totale de l'outil de production mondial et de montée en puissance de l'outil productif américain et des membres de l'Opep.

Sur le marché de l'énergie, le Brent se traitait lundi autour de 107,6 dollars le baril, en hausse de plus de 2%, et le brut léger américain à environ 96,3 dollars le baril, soit une progression de 2,1%.