Glencore parie sur le charbon pour relancer le deal avec Rio Tinto information fournie par Zonebourse 13/03/2026 à 10:09
Alors que les discussions pour une fusion à 240 milliards de dollars avaient échoué en février dernier, la récente flambée des cours du charbon redonne de l'espoir aux ambitions de Glencore. Le géant suisse espère que le rééquilibrage des valorisations forcera Rio Tinto à revenir à la table des négociations.
Gary Nagle, DG de Glencore, compte bien utiliser le cycle minier actuel pour bousculer l'ordre établi. Selon les sources de Reuters, Glencore ne considère pas l'échec des discussions de février comme une fin des négociations, mais comme une simple pause réglementaire.
En février, les discussions avaient échoué car les deux géants ne s'accordaient pas sur le poids relatif de leurs actifs. Cependant, depuis le 7 janvier, la donne a radicalement changé. Porté par une hausse de 26% des prix du charbon, le titre de Glencore a surperformé le marché. À l'inverse, Rio Tinto, très exposé au minerai de fer, subit la baisse des cours de ce métal et n'affiche qu'une progression de 9%.
Pour Glencore, l'objectif est clair, fusionner sa puissance dans le négoce et ses actifs massifs dans le cuivre, crucial pour la transition énergétique, à l'expertise opérationnelle de Rio Tinto.
Cependant, l'entreprise Suisse rencontre des obstacles, particulièrement en Australie. Les investisseurs locaux voient d'un mauvais oeil le retour du charbon dans le portefeuille de Rio Tinto, après des années d'efforts pour "verdir" leur image. Gary Nagle, de son côté, balaie ces craintes en affirmant que l'Europe a déjà intégré le charbon comme une nécessité transitoire, jugeant les investisseurs australiens "un peu en retard" sur les critères ESG.
Si la logique financière semble s'améliorer pour Glencore, deux barrières majeures persistent. Selon les règles boursières britanniques, Rio Tinto ne peut légalement pas reprendre les discussions avant un délai de six mois après la rupture de février. La "minorité bruyante" des fonds australiens qui représentent environ 4% du capital mais qui bénéficient d'une forte influence politique, s'opposent au projet. Ils pointent du doigt les enquêtes de corruption passées visant Glencore et l'absence de synergies opérationnelles claires.
Pour Gary Nagle, le moment décisif sera la fin de l'été 2026. Si les prix du minerai de fer continuent de s'effriter face à un marché excédentaire, la pression des actionnaires de Rio Tinto pour une fusion pourrait devenir irrésistible. La question est de savoir si le conseil d'administration de Rio acceptera de lier son destin à celui du négociant suisse, malgré les réputations de ce dernier.
Gary Nagle, DG de Glencore, compte bien utiliser le cycle minier actuel pour bousculer l'ordre établi. Selon les sources de Reuters, Glencore ne considère pas l'échec des discussions de février comme une fin des négociations, mais comme une simple pause réglementaire.
En février, les discussions avaient échoué car les deux géants ne s'accordaient pas sur le poids relatif de leurs actifs. Cependant, depuis le 7 janvier, la donne a radicalement changé. Porté par une hausse de 26% des prix du charbon, le titre de Glencore a surperformé le marché. À l'inverse, Rio Tinto, très exposé au minerai de fer, subit la baisse des cours de ce métal et n'affiche qu'une progression de 9%.
Pour Glencore, l'objectif est clair, fusionner sa puissance dans le négoce et ses actifs massifs dans le cuivre, crucial pour la transition énergétique, à l'expertise opérationnelle de Rio Tinto.
Cependant, l'entreprise Suisse rencontre des obstacles, particulièrement en Australie. Les investisseurs locaux voient d'un mauvais oeil le retour du charbon dans le portefeuille de Rio Tinto, après des années d'efforts pour "verdir" leur image. Gary Nagle, de son côté, balaie ces craintes en affirmant que l'Europe a déjà intégré le charbon comme une nécessité transitoire, jugeant les investisseurs australiens "un peu en retard" sur les critères ESG.
Si la logique financière semble s'améliorer pour Glencore, deux barrières majeures persistent. Selon les règles boursières britanniques, Rio Tinto ne peut légalement pas reprendre les discussions avant un délai de six mois après la rupture de février. La "minorité bruyante" des fonds australiens qui représentent environ 4% du capital mais qui bénéficient d'une forte influence politique, s'opposent au projet. Ils pointent du doigt les enquêtes de corruption passées visant Glencore et l'absence de synergies opérationnelles claires.
Pour Gary Nagle, le moment décisif sera la fin de l'été 2026. Si les prix du minerai de fer continuent de s'effriter face à un marché excédentaire, la pression des actionnaires de Rio Tinto pour une fusion pourrait devenir irrésistible. La question est de savoir si le conseil d'administration de Rio acceptera de lier son destin à celui du négociant suisse, malgré les réputations de ce dernier.