Getlink grimpe, Mundys monte à 19% du capital et veut augmenter sa participation
information fournie par Reuters 31/03/2026 à 17:10

Les voies orange et verte pour l'entrée en France et dans l'UE sont visibles sur la route en tant que nouvelle infrastructure douanière pour le Brexit au terminal d'Eurotunnel à Coquelles

L'action Getlink progresse mardi après l'augmentation ‌de la participation de Mundys au capital de l'opérateur du tunnel sous la ​Manche, l'entreprise italienne d'infrastructure la portant à 19% et disant envisager l'acquisition de 6% supplémentaires du groupe français.

A la Bourse de Paris vers 10h20 GMT, le titre ​Getlink grimpait de 3,85% à 18,63 euros, parmi les plus fortes hausses du SBF 120, en hausse de ​0,58% au même moment.

Mundys, contrôlée par Edizione, ⁠holding de la famille Benetton, a annoncé mardi dans un communiqué renforcer ‌sa position stratégique au sein de Getlink par l’acquisition initiale de 3,5% du capital social, la portant à 19%, soit 24,9% des ​droits de vote.

Le groupe ‌italien, dont le fonds d'investissement américain Blackstone est le deuxième ⁠actionnaire, a "la possibilité d’acquérir jusqu’à 6,0% supplémentaires sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires requises, attendues d’ici avril 2026", précise le communiqué.

Une telle opération, si elle est ⁠approuvée, amènerait la ‌part de Mundys au capital de Getlink à 25%, soit 29,9% ⁠des droits de vote, et tout proche de la participation de 28% détenue ‌par Eiffage dans l'opérateur du tunnel sous la Manche selon des ⁠données LSEG.

Mundys "n'a pas l’intention de prendre le contrôle ni de ⁠demander la nomination de ‌membres supplémentaires au conseil d’administration", est-il ajouté dans le communiqué.

Le groupe italien n'a ​pas dévoilé le montant de l'acquisition mais, ‌sur la base d'une capitalisation de Getlink d'environ 10 milliards d'euros, les 9,5% rachetés par Mundys représenteraient ​environ 950 millions d'euros.

Deux sources proches du dossier ont déclaré que Mundys avait décidé d'augmenter sa participation afin de tirer parti d'une hausse attendue du ⁠trafic d'Eurotunnel, alors qu'un troisième opérateur, le groupe italien FS, prévoit d'intégrer le réseau Paris-Londres.

Mundys souhaite également renforcer son exposition à un actif que le groupe considère comme sûr et offrant un rendement solide dans une période de forte volatilité des marchés, selon les sources.

(Rédigé par Augustin Turpin, avec Elvira Pollina et Mathieu Rosemain, ​édité par Blandine Hénault)