PARIS, 18 avril (Reuters) - En dépit du puissant rally
boursier observé depuis le début de l'année, les marchés
d'actions disposent encore d'un potentiel de hausse grâce
notamment à la prolongation attendue du cycle d'expansion
économique et aux politiques accommodantes des banques
centrales, estiment les gérants d'Aviva Investors.
"Nous sommes convaincus d'une extension du cycle même si la
croissance sera moins forte", a indiqué jeudi Denis Lehman,
directeur général de la société de gestion, lors d'une
conférence de presse.
"Cela provient notamment du changement dans la façon de
diriger avec Donald Trump qui agit comme un chef d'entreprise
qui fait tout pour garder la croissance et être réélu sur cette
ligne", explique-t-il.
"Nous ne sommes pas aujourd'hui sur une anticipation de
ralentissement extrêmement fort. L'expansion économique va
continuer en 2019 et probablement en 2020".
Par ailleurs, "la fin du resserrement du cycle monétaire aux
Etats-Unis est un élément qui nous permet de penser qu'il reste
de la valeur sur les actifs risqués", ajoute Denis Lehman.
Une trêve commerciale entre les Etats-Unis et la Chine peut
aussi constituer une "accélération très puissante sur les
marchés financiers", estime le gérant.
Pour Denis Lehman, ces éléments ne sont pas intégrés en
totalité dans les niveaux actuels des marchés d'actions, qui ont
déjà bondi de l'ordre de 15% depuis le début de l'année.
"Le rebond s'est fait essentiellement avec les valeurs
défensives, tout ce qui est cyclique est resté très en deçà. Si
vous avez de la croissance, vous pouvez avoir un rebond avec les
cycliques".
Les gérants d'Aviva Investors sont notamment positionnés sur
les valeurs bancaires européennes, et en particulier françaises.
"Les banques françaises sont largement sous-valorisées, elles
font partie de nos plus gros paris en portefeuille", indique
Denis Lehman.
Le gérant joue aussi le secteur des semi-conducteurs et de
l'automobile.
En terme d'allocation d'actifs, Aviva Investors est positif
sur les actions, avec une préférence pour les actions
américaines. La société de gestion est neutre sur les
obligations souveraines et d'entreprises et négative sur le
monétaire, faute de rendement.
(Blandine Hénault, édité par Wilfrid Exbrayat)