(Actualisé avec précisions sur les résultats, déclarations,
réaction)
LONDRES, 16 juin (Reuters) - Le numéro un de la distribution
britannique Tesco TSCO.L a confirmé son redressement avec la
plus forte croissance trimestrielle de ses ventes au Royaume-Uni
en sept ans en dépit d'une inflation qui ne cesse d'accélérer
sur son marché intérieur amputant le pouvoir d'achat des
consommateurs.
Le directeur général Dave Lewis a d'abord stabilisé les
ventes du groupe, mises à mal par les changements des habitudes
de consommation et la concurrence des distributeurs à bas coûts
comme l'allemand Aldi, pour renouer ensuite avec la croissance.
Les ventes de Tesco à périmètre constant au Royaume-Uni ont
augmenté de 2,3% sur les 13 semaines au 27 mai, premier
trimestre de son exercice décalé.
Elles sont ainsi en hausse pour un sixième trimestre
consécutif.
Ce résultat est supérieur aux prévisions des analystes qui
attendaient une progression de 1,7% à 2,0%.
La croissance des ventes de Tesco au Royaume-Uni au
trimestre précédent avait été de 0,7%.
"Le principal objectif de ce trimestre a été de travailler
avec nos partenaires fournisseurs pour protéger nos clients
contre la hausse des prix. Les chiffres publiés aujourd'hui
montrent les bénéfices de notre approche", a dit Dave Lewis à
des journalistes.
L'action Tesco a gagné jusqu'à 4,4% vendredi à la Bourse de
Londres avant de repasser dans le rouge pour céder 0,67% vers
10h35 GMT, en raison des inquiétudes persistantes des
investisseurs sur l'évolution de la consommation en
Grande-Bretagne et de la baisse des ventes à l'international.
Tesco a précisé que les ventes totales du groupe à magasins
constants avaient augmenté de 1% au cours de son premier
trimestre.
Le titre est en hausse de 17% sur un an mais a cédé 13%
depuis le début de l'année.
L'inflation accélère en Grande-Bretagne avec la dépréciation
de la livre consécutive au vote en faveur d'une sortie de
l'Union européenne en juin 2016.
Tesco, dont la part du marché de la distribution alimentaire
en Grande-Bretagne atteint 28%, a dit qu'il ne répercutait pas
les hausses de prix aux consommateurs autant que des
concurrents.
En réduisant ses gammes de produits et en travaillant
étroitement avec ses fournisseurs, le groupe a bénéficié à plein
de sa capacité de négociation.
"L'inflation chez Tesco est en ce moment inférieure à la
tendance du marché", a dit Dave Lewis.
Pour Bruno Monteyne, analyste chez Berstein, les chiffres de
hausses de prix chez Tesco "résultent de son travail avec les
fournisseurs pas d'une compression des marges."
Le directeur financier Alan Stewart a confirmé les objectifs
de marge et de réduction des coûts.
(James Davey; Bertrand Boucey et Marc Joanny pour le service
français)