* Les éventuels repreneurs intéressés par certains actifs
* Virgin Money, OneSavings Bank, parmi les banques
intéressées-sces
* Cerberus et Apollo parmi les fonds intéressés-sces
24 mars (Reuters - Plusieurs investisseurs sont intéressés
par la reprise de Co-Operative 42RQ.L , a déclaré vendredi la
banque mutualiste britannique, mais des sources proches du
dossier ont rapporté à Reuters que la plupart d'entre eux ne
s'intéressaient qu'à certains de ses actifs.
Selon ces sources, ces éventuels acheteurs ne voient pas
l'intérêt d'un rachat global du groupe qui s'est mis en vente en
février et d'autres, comme la banque espagnole Banco Sabadell
SABE.MC , ont renoncé à faire une offre.
La banque, qui compte quatre millions de clients, a un
besoin urgent de capitaux si elle veut éviter de disparaître.
Elle est déficitaire depuis 2011 et doit rembourser 400 millions
de livres sterling (462,40 millions d'euros) d'obligations
arrivant à échéance en septembre.
Co-op, qui se bat pour répondre aux exigences de fonds
propres fixés par les autorités de régulation, a annoncé le 13
février chercher un repreneur.
Ses banques conseil Bank of America et UBS ont demandé aux
parties intéressées de pas soumettre d'offres non contraignantes
avant l'échéance du 3 avril, a indiqué une des sources.
Virgin Money VM.L et OneSavings Bank OSBO.L , contrôlée
par JC Flowers, font partie des établissements intéressés, ont
ajouté les sources.
Un porte-parole de Virgin Money s'est refusé à commenter ces
informations et personne chez OneSavings Bank n'était disponible
dans l'immédiat pour les évoquer.
De nombreux investisseurs espèrent que la banque de
Manchester se scindera en une structure saine et une structure
de défaisance.
Parmi ces investisseurs, qu'on surnomme les "fonds
vautours", figurent Cerberus CBS.UL , Fortress et Apollo, selon
les sources.
Cerberus s'est refusé à tout commentaire, et personne n'a pu
être joint chez Fortress et Apollo.
Co-Op Bank, qui a déjà été sauvée in extremis par des fonds
spéculatifs en 2013, a précisé qu'elle fournirait des
informations supplémentaires aux parties sélectionnées afin
qu'elles puissent présenter leurs offres.
Mais la reprise de la banque dans sa totalité ne suscite que
peu d'intérêt et les éventuels acquéreurs tablent fortement sur
un démantèlement de la banque, ont précisé les sources.
"Le prochain tour d'enchères n'aura pas d'incidence parce
que personne ne proposera un prix conforme aux attentes", a dit
l'une des sources. "Un démantèlement est inévitable."
La banque, placée sous haute surveillance par les
régulateurs britanniques, a dit qu'elle continuerait
parallèlement à négocier un plan d'augmentation de capital avec
ses actionnaires actuels et de nouveaux entrants, comme une
alternative à la vente.
La banque devrait publier une "perte significative" pour
2016, en dépit d'une baisse de 20% de ses coûts depuis 2014.
(Parmela Barbaglia et Rahul B, Catherine Mallebay-Vacqueur
pour le service français, édité par Marc Angrand)