GB-L'économie renoue avec une croissance timide alors que Burnham s'apprête à prendre ses fonctions information fournie par Reuters 16/07/2026 à 10:35
par William Schomberg et David Milliken
L'économie britannique a enregistré une croissance minime en mai, témoignant d'une confiance fragile des entreprises dans un contexte marqué par la guerre en Iran et un changement de Premier ministre au niveau national.
Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,1% en mai, conformément à la prévision médiane d'un sondage Reuters auprès d'économistes, inversant ainsi la baisse de 0,1% enregistrée en avril, selon les données officielles publiées jeudi.
La production du secteur des services a progressé de 0,3% sur le mois, mais la production industrielle et la construction ont toutes deux reculé, de 0,5% et 0,8% respectivement.
Ces chiffres, qui témoignent d’une croissance économique globale robuste de 0,7% sur les trois mois clos en mai, ont offert un départ sur une note positive à la ministre britanniques des Finances, Rachel Reeves, qui doit être remplacée la semaine prochaine sous le nouveau Premier ministre Andy Burnham.
Par rapport à l’année précédente, la production en mai a augmenté de 1,3%, soit la plus forte hausse annuelle depuis dix mois.
Toutefois, les perspectives économiques restent assombries par le conflit dans le Golfe et par l’incertitude liée au dernier changement de direction politique au niveau national - le septième en Grande-Bretagne au cours des dix dernières années.
Mercredi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a indiqué qu’elle s’attendait à ce que le PIB britannique ne progresse que de 0,9% cette année et de 1,1% en 2027, bien que les prévisions pour 2026 soient les plus optimistes parmi les grandes économies européennes.
L’OCDE a exhorté Andy Burnham, qui doit remplacer Keir Starmer au poste de Premier ministre lundi, à maintenir la discipline budgétaire du gouvernement, à s’attaquer aux dépenses élevées liées aux retraites et à faire face à la flambée des prix de l’énergie afin de relancer l’économie.
L’Office national des statistiques, qui a publié les chiffres jeudi, a indiqué que la croissance du secteur des services au cours des trois mois précédant mai avait été tirée par la programmation informatique et la publicité, ainsi que par l’industrie pharmaceutique, souvent volatile.
En mai, la croissance dans le domaine de la recherche et du développement en sciences médicales a été particulièrement forte, a précisé l’agence de statistiques.
(Rédigé par William Schomberg; version française Etienne Breban, édité par Augustin Turpin)