GB-L'économie a ralenti fin 2025, avant même la guerre en Iran
information fournie par Reuters 31/03/2026 à 09:01

(.)

L'économie britannique a à peine progressé à la fin de l'année 2025, montrent mardi les données officielles, ce qui pourrait compliquer la tâche du gouvernement pour préserver la croissance économique alors que la guerre en Iran risque de peser sur la demande et de faire grimper l'inflation.

Le produit intérieur brut du Royaume-Uni a augmenté de 0,1% entre octobre et décembre, a indiqué l'Office national des statistiques (ONS).

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient que le PIB du quatrième trimestre resterait inchangé.

La croissance au troisième trimestre a également été confirmée à 0,1% par l'ONS.

Les ménages britanniques ont mis davantage d'argent de côté, le taux d'épargne ayant augmenté de 0,8 point de pourcentage pour atteindre 9,9%, a précisé l'institut.

La semaine dernière, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour le Royaume-Uni pour cette année, tablant sur un PIB en hausse de 0,7% contre 1,2% auparavant, ce qui représente la plus forte révision à la baisse parmi toutes les grandes économies.

Un tel rythme de croissance est moitié moindre que celui estimé pour 2025, l'ONS l'ayant révisé de 1,3% à 1,4%.

Lors de la dernière campagne électorale pour les législatives, le Premier ministre britannique Keir Starmer et la ministre des Finances Rachel Reeves s'étaient engagés à relancer l'économie. Au regard des derniers indicateurs économiques et du conflit en cours au Moyen Orient, cette promesse semble désormais difficile à tenir.

En rythme annuel, l'économie britannique a progressé de 1,0% au quatrième trimestre par rapport, un chiffre inchangé par rapport à l'estimation initiale de l'ONS, tandis que, par habitant, la production a reculé de 0,1% par rapport à l'année précédente.

Le déficit de la balance courante britannique pour les trois mois à fin décembre s'est élevé à 18,4 milliards de livres (16,04 milliards d'euros), contre une prévision de 23,4 milliards de livres, dans une enquête Reuters.

(Reportage William Schomberg; version française Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)