PARIS, 20 décembre (Reuters) - France Telecom a été condamné
vendredi pour "harcèlement moral", une première pour une
entreprise de cette envergure, de même que son ancien PDG Didier
Lombard dans l'affaire déclenchée par une vague de suicides de
salariés il y a dix ans.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné l'ancien
dirigeant à un an de prison dont huit mois avec sursis et 15.000
euros d'amende et le groupe, rebaptisé Orange ORAN.PA en 2013,
à 75.000 euros d'amende. Il s'agit des peines maximales et elles
sont conformes aux réquisitions.
Ce verdict clôt un procès long de trois mois, de mai à
juillet dernier, durant lequel les différentes parties ont tenté
de faire la lumière sur les pratiques managériales en vigueur au
sein de l'opérateur historique français à la fin des années 2000
qui ont eu pour effet, selon l'accusation, de déstabiliser de
nombreux salariés, certains allant jusqu'à se suicider.
(Simon Carraud, avec Jean-Michel Bélot, édité par Bertrand
Boucey)