France/PMI-Le secteur privé renoue avec la croissance
information fournie par Reuters 23/09/2026 à 09:53

Le secteur privé en France a enregistré en septembre sa plus forte croissance depuis un peu plus de deux ans, déjouant les pronostics des économistes, grâce à un rebond de la demande de services, montre l'enquête préliminaire PMI S&P Global et HCOB, publiée mercredi.

L'indice préliminaire composite, qui comprend à la fois le secteur des services et le secteur manufacturier, est passé de 48,5 en août à 51,2 ce mois-ci, selon l'enquête. Les économistes avaient anticipé en moyenne un indice à 48,7.

Le seuil des 50 sépare la croissance et contraction de l'activité.

"L'économie française a fait preuve d'une résilience surprenante en septembre, même si le caractère durable de cette expansion est discutable étant donné que les nouvelles commandes ont à peine augmenté et que les perspectives d'activité des entreprises se sont détériorées", a déclaré Joe Hayes, économiste chez S&P Global Market Intelligence.

Le secteur des services a été le principal moteur de cette croissance. L'indice PMI "flash" a progressé à 51,4, contre 48,0 le mois précédant, atteignant ainsi son plus haut niveau en dix mois, tandis que la croissance de la production manufacturière a ralenti.

La demande ne s'est que légèrement améliorée. Les nouvelles commandes ont progressé, une première en dix mois, tandis que les nouvelles commandes en provenance de l'étranger ont enregistré leur plus faible contraction depuis le début de l'année, contribuant ainsi à la plus forte augmentation du volume d'affaires en cours depuis près de trois ans et demi.

Les entreprises ont continué de réduire leurs effectifs pour un cinquième mois consécutif, les entreprises évoquant des licenciements, des démissions et le non-renouvellement de contrats temporaires. Parallèlement, les coûts des intrants et les prix des extrants ont tous deux augmenté à leur rythme le plus rapide depuis mai, sous l'effet de la hausse des prix du carburant, de l'énergie, des métaux et des composants.

Les perspectives des entreprises se sont cependant à nouveau dégradées, ce qui place les chefs d'entreprises françaises parmi les moins optimistes depuis mai quant aux perspectives dans 12 mois. La hausse des taux d'intérêt, l'incertitude politique et la concurrence internationale pèsent également sur leur confiance.

(Makini Brice, version française Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)