France/PMI-L'activité du secteur privé se contracte moins que prévu en juin information fournie par Reuters 23/06/2026 à 09:45
La contraction de l'activité dans le secteur privé en France s'est atténuée plus que prévu en avec notamment une amélioration de la production manufacturière et des services, montre l'enquête préliminaire PMI S&P Global et HCOB, publiée mardi.
Le PMI composite flash, qui comprend à la fois le secteur des services et le secteur manufacturier, est ressorti à 47,6 le ce mois-ci contre 44,9 en mai et une consensus des économistes interrogés par Reuters de 46,4.
La barre des 50 sépare croissance et contraction de l'activité.
"Après la révision à la baisse du chiffre du PIB de la France au premier trimestre, qui fait état d'une contraction trimestrielle, l'amélioration de l'indice PMI français aujourd'hui sera accueillie avec soulagement", souligne Joe Hayes, économiste chez S&P Global Market Intelligence.
L'indice PMI flash français avait affiché une forte contraction en mai, révisée à la hausse par la suite avec un échantillon plus large. Le PMI présente souvent des contractions plus marquées en période de récession que les enquêtes de plus grande envergure, comme celles menées par la Banque de France (BdF) et l'Insee, du fait de la taille réduite de son échantillon.
Dans le détail, l'indice PMI manufacturier est passé de 49,7 en mai à 50,7 en juin, soit un pic de deux mois, avec la composante production de l'indice qui est passé de 47,8 à 48,9.
L'activité du secteur des services, quant à lui, est resté négatif, mais le repli s'est atténué. L'indice PMI flash des services a progressé à 47,4, contre 44,3 précédemment, atteignant ainsi son plus haut niveau en trois mois.
La demande est restée faible. Les nouvelles commandes ont diminué pour le septième mois consécutif, même si le recul est le plus lent depuis février, tandis que les commandes à l'exportation ont enregistré une nouvelle forte baisse, la deuxième plus rapide depuis décembre 2024.
L'emploi est resté globalement stable après le net recul de mai, et la confiance des entreprises s'est améliorée pour la première fois depuis janvier.
Les pressions sur les coûts se sont atténuées pour la première fois depuis février, tandis que l'inflation des prix à la production a ralenti grâce aux remises accordées par certaines entreprises.
(Rédigé par Makini Brice, version française Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)