France: Les blocages de lycées sont "résiduels" à ce stade, selon Geffray information fournie par Reuters 02/11/2026 à 10:50
La mobilisation en France pour bloquer ce lundi les établissements scolaires, à l'appel de plusieurs organisations lycéennes et étudiantes, est pour le moment "résiduelle", a déclaré Edouard Geffray, ministre de l'Education nationale.
"A ce stade, il y a quelques lycées perturbés, quelques-uns en Ile-de-France, dans le Nord, à Toulouse, c'est assez résiduel", a-t-il dit sur France Inter.
"En termes de blocage ou de tentative de blocage plutôt, c'est très résiduel. C'est de l'ordre de quelques unités, quelques établissements", a-t-il ajouté.
La semaine s'annonce néanmoins compliquée pour le gouvernement puisque les organisations étudiantes et lycéennes entendent poursuivre le mouvement de protestation contre la vie chère et pour l'amélioration des conditions d'étude des lycéens engagé depuis six semaines, après les manifestations des 17, 24 et 31 octobre.
L'organisation "Les Lycéens!" a appelé dimanche au blocus des lycées dès lundi, tandis que l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante ont, elles, invité à bloquer lycées et universités mardi et jeudi, malgré les concessions annoncées la semaine dernière par le gouvernement.
Parallèlement, une journée nationale de grèves et manifestations est prévue jeudi à l'appel des organisations syndicales.
Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, a jugé lundi sur France 2 insuffisantes les mesures proposées par le gouvernement.
"Ce que disent les lycéens et les étudiants, c'est que le compte n'y est pas et qu'ils attendent des annonces beaucoup plus claires", a-t-elle déclaré.
"Repousser la fin de Parcoursup à 2028 quand ce gouvernement ne sera plus là? Très clairement, l'engagement n'est pas sérieux, il faut que ça soit dès 2027", a-t-elle dit, appelant une nouvelle fois à mettre fin à toute sélection à l'entrée de l'université.
"Ça sera une grande journée de convergence avec les salariés du privé qui seront présents, les fonctionnaires, les retraités, les jeunes. C'est l'ensemble des organisations syndicales qui appellent", a-t-elle poursuivi, réclamant une augmentation des salaires partout et une révision du projet de budget du gouvernement qu'elle juge en l'état "catastrophique pour le pays".
Le projet de budget pour 2027 de la France est en cours d'examen au Parlement et il prévoit dans sa version initiale 43 milliards d'économies pour tenir la cible d'un déficit public à 5 % du PIB l'an prochain, dans un contexte de faible croissance économique et d'endettement élevé.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)