France-Les blocages de lycées sont "résiduels" à ce stade-Geffray information fournie par Reuters 02/11/2026 à 11:03
(Actualisé avec chiffres du ministère de l'Education nationale)
La mobilisation en France pour bloquer ce lundi les établissements scolaires, à l'appel de plusieurs organisations lycéennes et étudiantes, est pour le moment "résiduelle", a déclaré Edouard Geffray, ministre de l'Education nationale.
"A ce stade, il y a quelques lycées perturbés, quelques-uns en Ile-de-France, dans le Nord, à Toulouse, c'est assez résiduel", a-t-il dit sur France Inter.
"En termes de blocage ou de tentative de blocage plutôt, c'est très résiduel. C'est de l'ordre de quelques unités, quelques établissements", a-t-il ajouté.
À 08h30 GMT, quelque 41 lycées, soit moins de 1% des quelque 3.700 lycées que compte le pays, étaient bloqués, a indiqué le ministère de l'Education.
Avant les vacances de la Toussaint et la reprise des cours ce lundi, des centaines de lycées en France avaient été bloqués à la suite d'actions et de manifestations qui ont débuté en banlieue parisienne vers la mi-septembre pour dénoncer la détérioration des conditions d'enseignement.
La semaine s'annonce néanmoins compliquée pour le gouvernement puisque les organisations étudiantes et lycéennes entendent poursuivre leur mouvement de protestation, qui coïncide avec les manifestations contre la vie chère, avec des cortèges organisés à travers la France les 17, 24 et 31 octobre qui ont réuni à chaque fois des centaines de milliers de personnes.
L'organisation "Les Lycéens!" a appelé dimanche au blocus des lycées dès lundi, tandis que l'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante ont, elles, invité à bloquer lycées et universités mardi et jeudi, malgré les concessions annoncées la semaine dernière par le gouvernement.
Parallèlement, une journée nationale de grèves et manifestations est prévue jeudi à l'appel des organisations syndicales.
Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, a jugé lundi sur France 2 insuffisantes les mesures proposées par le gouvernement.
"Ce que disent les lycéens et les étudiants, c'est que le compte n'y est pas et qu'ils attendent des annonces beaucoup plus claires", a-t-elle déclaré.
"Repousser la fin de Parcoursup à 2028 quand ce gouvernement ne sera plus là? Très clairement, l'engagement n'est pas sérieux, il faut que ça soit dès 2027", a-t-elle dit, appelant une nouvelle fois à mettre fin à toute sélection à l'entrée de l'université.
"Ça sera une grande journée de convergence avec les salariés du privé qui seront présents, les fonctionnaires, les retraités, les jeunes. C'est l'ensemble des organisations syndicales qui appellent", a-t-elle poursuivi, réclamant une augmentation des salaires partout et une révision du projet de budget du gouvernement qu'elle juge en l'état "catastrophique pour le pays".
Le projet de budget pour 2027 de la France est en cours d'examen au Parlement et il prévoit dans sa version initiale 43 milliards d'économies pour tenir la cible d'un déficit public à 5 % du PIB l'an prochain, dans un contexte de faible croissance économique et d'endettement élevé.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Benoit Van Overstraeten)