France-Le gouvernement lancera à l'automne les enchères 5G
information fournie par Reuters 31/01/2019 à 10:52

 (Actualisé avec ITV pdt Arcep aux Echos, communiqué
Bercy-Arcep)
    par Gilles Guillaume
    PARIS, 31 janvier (Reuters) - Le gouvernement lancera cet
automne les enchères pour les fréquences 5G de téléphonie mobile
en France en vue d'un déploiement début 2020, a annoncé Agnès
Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat chargée des télécoms, dans
une interview publiée jeudi par Le Figaro.
    "Le gouvernement fixera le cadre politique au printemps.
L'Arcep établira ensuite un cahier des charges, qui sera
homologué à l'automne. Les enchères seront alors lancées pour
des attributions dès le début de 2020", a-t-elle déclaré.
    Elle ajoute que le rythme de déploiement peut être rapide
sur certains usages en s'appuyant sur des antennes déjà
installées et prêtes pour la téléphone mobile de nouvelle
génération, que les discussions entre les opérateurs, les
industriels et l'Etat sont en cours, tout comme les analyses
économiques sur la question du prix de réserve.
    Interrogé sur l'explosion des prix qui a marqué les enchères
5G en Italie, le président de l'Arcep, l'autorité de régulations
de télécoms, a répondu de son côté qu'il serait attentif à ce
que la France s'équipe en réseaux "compétitifs".
    "Ce sont les modalités des enchères qui ont fait monter les
opérateurs télécoms au plafond en Italie", a observé Sébastien
Soriano dans une interview aux Echos." Il est trop tôt pour dire
comment cela se passera en France."
    L'autre question majeure, selon le président de l'Arcep,
reste de savoir s'il faut aussi donner des fréquences aux
industriels qui gravitent autour de la 5G, aux opérateurs
d'infrastructures, et non plus seulement aux opérateurs
télécoms.
    Dans un communiqué commun, le gouvernement et l'Arcep ont
annoncé jeudi matin le lancement d'un appel à la création d'ici
le 31 mars de plates-formes d’expérimentation 5G dans la bande
de 26 GHz, bande pionnière pour la 5G. "Cette date de clôture
répond (...) au besoin de visibilité nécessaire pour préparer
les futures attributions de bandes de fréquences", ont-ils
expliqué.
    Priée de dire si le rythme du déploiement de la 5G pourrait
être affecté par l'amendement à la loi Pacte imposant une
autorisation avant la mise sur le marché des nouveaux
équipements de réseau, Agnès Pannier-Runacher a répondu que la
législation devait évoluer avec le nouveau standard.
 
    "La 5G, qui est une technologie critique, va changer la
structure de ces réseaux. Nous devons nous doter d'une
législation adaptée à l'évolution technologique et des usages,
dans le souci de garantir la souveraineté et la sécurité
nationales", a-t-elle dit.
    Elle a ajouté que l'amendement ne visait pas en particulier
l'équipementier chinois Huawei Technologies  HWT.UL ,
actuellement au centre d'accusations d'espionnage dans plusieurs
pays. "Il n'y a aucune arrière-pensée de ce type. Il faut à la
fois comprendre la nécessaire vigilance face à des équipements
critiques et reconnaître la qualité des équipements de Huawei",
a déclaré la secrétaire d'Etat.
    "Le gouvernement devra préciser les choses pour respecter le
calendrier européen et avoir des villes en 5G dès 2020", a dit
de son côté Sébastien Soriano. "Ce qu'il faut aux opérateurs,
c'est de la visibilité. Mais de grandes nations ont des
stratégies de déploiement 5G très agressives, tout en ayant
banni certains équipementiers. Ce n'est absolument pas
incompatible."

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LEAD 1-La France renforce son contrôle des infrastructures
télécoms     
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 (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)