PARIS, 6 novembre (Reuters) - La croissance de l'encours des
crédits à l'habitat s'est maintenue à un niveau très élevé en
septembre, s'établissant à 6,1% sur les douze derniers mois,
selon les données publiées lundi par la Banque de France.
Ce rythme n'est que marginalement inférieur au rythme de
croissance de 6,2% observé en juin, juillet et août, qui était
le plus élevé constaté depuis janvier 2012.
La part des renégociations a poursuivi la baisse entamée en
début d'année sous l'effet de la baisse des taux.
Ainsi, sur un total de 14,4 milliards d'euros pour la
production de nouveaux crédits à l'habitat en septembre (contre
15,1 milliards d'euros en août), les renégociations ont
représenté 24%, après 29% en août, alors que le taux moyen des
nouveaux crédits s'est élevé à 1,65%, contre 1,66% un mois plus
tôt (pour un taux fixe à long terme).
A titre de comparaison, les renégociations avaient culminé à
62% de la production de crédits immobiliers en janvier, au
moment où les taux d'intérêt étaient au plus bas (1,50%).
Hors renégociations, la production mensuelle de crédits à
l'habitat est relativement stable, à 11,0 milliards d'euros,
après 10,7 milliards en août, note la Banque de France.
Pour les crédits à la consommation, la croissance des
encours est restée forte malgré un léger ralentissement, à +5,7%
sur les douze mois à fin septembre, contre +6,0% à fin août.
L'encours total des crédits aux particuliers s'élevait à
1.139 milliards d'euros fin septembre.
Le communiqué de la Banque de France :
http://bit.ly/2y9MqA0
(Myriam Rivet, édité par Elizabeth Pineau)