France-Eoliennes-Le personnel de Vergnet SA en appelle à l'Etat
information fournie par Reuters 16/11/2017 à 19:12

    ORLEANS, Loiret, 16 novembre (Reuters) - Les 140 salariés de 
l'unique fabricant français d'éoliennes, Vergnet SA, en 
appellent à l'Etat et à la Banque publique d'investissement pour 
leur permettre de franchir "dignement" l'étape du redressement 
judiciaire qui frappe leur entreprise. 
    Après une année 2015 couronnée de bons résultats, 
l'entreprise a pâti de la chute des cours des matières 
premières, sa clientèle étant essentiellement située en Afrique. 
Des positionnements sur de très gros projets jugés « trop 
ambitieux » par le comité d'entreprise ont également contribué à 
affaiblir le producteur d'éoliennes. 
    Dans l'attente d'une potentielle décision de reprise, qui 
devrait intervenir le 21 novembre, Jean-Marc Sassolas, 
secrétaire du comité d'entreprise, demande "des moyens pour les 
salariés prochainement licenciés". 
    "La moitié des salariés sera probablement licenciée. La BPI 
ne peut pas les laisser tomber avec un plan social a minima », 
a-t-il expliqué jeudi à Reuters. « Rien n'a été fait pour 
redresser Vergnet malgré nos alertes lancées depuis deux ans. 
Nous avons un profond sentiment de gâchis ».  
    "Les accords de Paris, signés en 2015, ont souligné la 
nécessité absolue de rester en deçà de 2°C de hausse de 
température sur la planète", rappellent les salariés dans une 
lettre ouverte. 
    Ils dénoncent « un véritable paradoxe entre la volonté 
affichée de la France de développer les énergies renouvelables, 
et la situation de Vergnet SA », alors que l'Etat, au travers de 
la BPI, demeure son actionnaire majoritaire. 
    Contactée par Reuters, la BPI n'a pas souhaité faire de 
commentaires.  
 
 (Mourad Guichard, édité par Sophie Louet)