France-Deux nouvelles gardes à vue dans l'attentat déjoué à la Bank of America
information fournie par Reuters 29/03/2026 à 12:30

Deux personnes supplémentaires ont été placées en garde à vue dans l'enquête sur l'attentat terroriste présumé déjoué devant le siège parisien de la banque américaine Bank of America, a dit dimanche à Reuters le Parquet national anti-terroriste.

Les deux nouvelles gardes à vue sont intervenues dans la nuit de samedi à dimanche, tandis que la garde à vue de la personne déjà interpellée la veille a été prolongée, a ajouté le PNAT.

Samedi, le Parquet a indiqué avoir ouvert une enquête de flagrance pour "tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste" et "fabrication d'engin incendiaire ou explosif en relation avec une entreprise terroriste"

L'enquête concerne également les chefs de "détention et transport d'engin incendiaire ou explosif en vue de la préparation de dégradations dangereuses en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que d'"association de malfaiteurs terroriste".

Selon le Parisien, le premier homme placé en garde à vue a été interpellé alors qu'il venait de déposer un engin artisanal composé d'un bidon transparent de cinq litres contenant un liquide non identifié et d'une charge d'environ 650 g de poudre explosive devant les locaux de la banque américaine. Celle-ci s'est dite au courant de la situation et en contact avec les autorités.

Le Parisien ajoutait que l'homme était accompagné d'un deuxième individu parvenu à prendre la fuite.

Sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a fait état samedi soir d'"une suspicion importante" qu'il puisse y avoir un lien entre l'attentat déjoué et le conflit au Moyen-Orient, débuté un mois plus tôt avec des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

"Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a une grosse similitude entre cette action et ce qui s'est passé dans d'autres pays européens où des acteurs qui ont été interpellés (...) avaient posté des vidéos qui faisaient clairement référence au conflit", a-t-il déclaré.

L'ambassade d'Iran en France a refusé de faire un commentaire.

(Reportage Mathieu Rosemain et Gilles Guillaume)