Flash Marchés Asset Management : Ni guerre, ni paix
information fournie par Edmond de Rothschild AM 18/09/2026 à 17:14

EDRAM

  • Le scénario « ni guerre, ni paix » au Moyen-Orient entretient la volatilité, tandis que les tensions sur les infrastructures pétrolières et le détroit d'Ormuz alimentent les risques sur  l'offre et l'inflation mondiale.
  • Face à une inflation persistante, les banques centrales conservent une posture restrictive, entraînant une remontée généralisée des taux aux États-Unis, en zone euro et au Japon.
  • Malgré la remontée des taux et les interrogations autour de certaines thématiques liées à l'intelligence artificielle, les marchés actions ont reculé de manière limitée.

Le scénario du « ni guerre, ni paix » continue d'alimenter une forte volatilité, illustrant la forte sensibilité des marchés à chaque évolution géopolitique.

Au Moyen-Orient, l'annulation de la réunion entre le Conseil de coopération du Golfe et l'Iran, ainsi que l'interruption de l'oléoduc saoudien Est-Ouest à la suite de frappes de drones, ont ravivé les tensions. Les attaques houthistes contre l'Arabie saoudite renforcent le risque d'un déficit d'offre pétrolière plus durable. Le Brent a ainsi atteint 109 dollars le baril, en hausse de près de 20% depuis le début du mois de septembre. La perspective d'une perturbation prolongée des flux transitant par le détroit d'Ormuz constitue désormais un risque majeur pour le marché de l'énergie et l'inflation mondiale. L'absence de réaction immédiate de Donald Trump, malgré la dégradation de la situation, a particulièrement retenu l'attention des investisseurs. Les marchés ont donc recherché des signaux susceptibles de conforter l'hypothèse d'une désescalade et d'une reprise des flux pétroliers.

Dans un contexte d'inflation persistante et de prolongation du conflit au Moyen-Orient, la remontée des taux s'est généralisée. Le taux américain à dix ans a ainsi franchi le seuil de 5 % pour la première fois depuis 2023. La Fed a été contrainte de relever ses taux de 25 points de base, dans une décision unanime qui renforce la crédibilité de Kevin Warsh. Cette hausse se justifie par une inflation toujours trop élevée, un marché du travail résilient et une croissance solide. La Fed laisse par ailleurs ouverte la possibilité d'un resserrement supplémentaire si le processus de désinflation ne reprend pas rapidement.

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