par Agnieszka Flak
ARESE, Italie, 3 décembre (Reuters) - Fiat Chrysler
Automobiles FCHA.MI FCAU.N discute d'un partenariat
technologique avec le sud-coréen Hyundai 005380.KS mais les
deux constructeurs automobiles ne négocient pas une fusion, a
déclaré Sergio Marchionne.
FCA fait régulièrement l'objet de rumeurs de fusion,
notamment depuis sa tentative avortée d'alliance avec General
Motors GM.N en 2015. Son cours de Bourse a atteint des records
en août en raison d'un intérêt prêté à des groupes chinois et à
Hyundai pour un mariage avec le constructeur italo-américain.
"Nous achetons déjà des composants à (Hyundai) (...) voyons
si nous pouvons nous entendre sur d'autres points,
particulièrement dans le développement de systèmes de
transmission et dans l'hydrogène", a déclaré samedi Sergio
Marchionne à la presse, ajoutant qu'il n'avait "rien à annoncer
pour le moment".
Prié de dire si cette collaboration pourrait déboucher sur
un mariage, l'administrateur délégué de Fiat Chrysler a répondu:
"Je ne le crois pas."
Sergio Marchionne, dont le mandat expire en avril 2019,
travaille sur un nouveau plan stratégique jusqu'en 2022. Il a
déclaré que ce plan devrait être présenté au deuxième trimestre
2018.
Dans le cadre de ce plan et de la volonté de FCA de
simplifier son portefeuille d'activités, le constructeur se
prépare à se séparer de deux de ses trois activités dans les
équipements automobiles.
LES SCISSIONS DE MAGNETI MARELLI ET COMAU ATTENDUES EN 2018
Sergio Marchionne a précisé que les scissions de Magneti
Marelli, qui fabrique des phares, des éléments de moteurs, des
composants électroniques, des suspensions ou encore des pots
d'échappement, et du fabricant de machines outils Comau seraient
deux opérations distinctes, "particulièrement étant donné le
potentiel de développement de Comau dans l'intelligence
artificielle et la robotique".
"Que cela prenne la forme d'une scission ou d'une
distribution aux actionnaires, ou si nous allons récupérer de
l'argent dans le cadre de cette procédure, tout doit faire
l'objet de discussions avec le conseil d'administration, nous
n'avons pas encore tranché", a dit Sergio Marchionne.
Fiat Chrysler envisage une cotation en Bourse de l'une de
ces deux activités comme il l'a déjà fait avec d'autres filiales
scindées par le passé, à l'image du fabricant de tracteurs CNH
Industrial CNHI.MI CNHI.N ou du constructeur de voitures de
sport Ferrari RACE.MIRACE.N , tous deux cotés à la fois à
Milan et à New York.
Sergio Marchionne a exprimé l'espoir de faire aboutir ces
deux scissions d'ici fin 2018, une échéance qui correspond aussi
à celle que le constructeur s'est fixée pour dégager une
trésorerie positive.
FCA exclut en revanche pour l'instant de se séparer des
activités de fonderie de Teksid et il ne scindera pas les
marques Alfa Romeo et Maserati avant "de nombreuses années", a
poursuivi l'administrateur délégué du groupe.
Interrogé au sujet d'éventuelles amendes pour les émissions
polluantes des véhicules diesel du groupe, Sergio Marchionne a
dit ne pas croire en l'existence de la moindre base juridique
aux récentes accusations formulées par les autorités françaises.
Il a ajouté que les discussions avec les autorités
américaines se poursuivaient qu'"il y aura un coût mais ce sera
quelque chose de gérable".
(Bertrand Boucey pour le service français)