PARIS, 6 juin (Reuters) - Le ministre français de l'Action
et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a estimé jeudi que la
porte n'était pas fermée à une éventuelle reprise des
discussions en vue d'un rapprochement entre Renault RENA.PA et
Fiat Chrysler FCHA.MI .
Interrogé sur franceinfo, il a jugé "normal" que le conseil
d'administration du groupe automobile français ait choisi de
prendre son temps, ce qui a conduit à un retrait de l'offre de
FCA, annoncé dans la nuit.
"L'Etat français a demandé des garanties, il a bien fait",
a-t-il dit, évoquant notamment l'importance de "respecter les
49.000 emplois industriels en France."
"Peut-être que demain, après demain, ou la semaine prochaine
on pourra discuter avec ce géant italien mais c'était normal
d'attendre effectivement que ces garanties soient respectées",
a-t-il ajouté.
Les discussions "pourraient reprendre dans les prochains
temps, on verra bien, je pense qu'il ne faut pas fermer la
porte. Il faut continuer à travailler. Il y a une industrie
automobile qui doit continuer à se rénover", a poursuivi le
ministre, faisant écho au communiqué du ministère de l'Economie
publié peu auparavant.
En réponse à une question, Gérald Darmanin a aussi estimé
que Renault n'allait pas payer sur le long terme ce report des
discussions, dont il a une nouvelle fois jugé une reprise
possible si les conditions sont réunies.
(Elizabeth Pineau, édité par Jean-Michel Bélot)