Faut-il investir dans l’action Oracle en 2026 ?
information fournie par Café de la Bourse 27/01/2026 à 13:03

L’action Oracle traverse une période de volatilité majeure. Après des résultats du premier trimestre fiscal 2026 annoncés en septembre 2025 exceptionnels, dominés par une explosion des contrats cloud et d’intelligence artificielle, l’éditeur américain a surpris les investisseurs le 10 décembre 2025 avec une publication mitigée et des révisions de guidance préoccupantes. L’annonce d’une augmentation massive des dépenses d’investissement (+15 milliards de dollars supplémentaires), une croissance de licences logicielles en déclin, et des questionnements marqués sur le retour sur investissement de l’infrastructure d’IA marquent un tournant critique dans la dynamique du titre Oracle en Bourse.

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En bref : L’avis de Café de la Bourse sur l’action Oracle en 30 secondes

Le chiffre clé d’Oracle : résultats Q2 FY2026 en croissance cloud spectaculaire (+68 % IaaS) mais revenus globaux en retrait par rapport aux attentes, avant des révisions de guidance décevantes en décembre 2025 ramenant les perspectives de croissance court terme.

Avantage concurrentiel d’Oracle : position unique comme infrastructure de choix pour l’entraînement des modèles d’IA (OpenAI, Meta , Nvidia ) ; contrats cloud pluriannuels garantis (RPO de $523B) ; domination du marché des bases de données (48 % de part de marché).

Pivot boursier de l’action Oracle : crash de -10,8 % le 10 décembre 2025, suivi d’une rechute de -6,78 % en janvier 2026 après des inquiétudes sur la rentabilité des capitaux employés ; valorisation réduite à 177 USD par action, soit -50 % depuis le pic de l’action Oracle de 345 dollars en septembre 2025.

Risques clés de l’action Oracle : investissements massifs en infrastructure créant un écart temporaire entre dépenses et revenus ; dépenses en CapEx explosives ($50B annuels) financées en partie par la dette (~$108B net) ; retard de reconnaissance de revenus vis-à-vis des engagements ; segment logiciel hérité en déclin continu.

Verdict : l’action Oracle présente un profil de rendement/risque asymétrique. Les investisseurs long terme ayant confiance en la monétisation du portefeuille d’IA pourraient accumuler sur correction. Cependant, la prudence est de mise à court terme : Oracle doit démontrer une amélioration dans la conversion RPO.

Qu’est-ce qu’Oracle ?

Fondée en 1977 par Larry Ellison, Bob Miner et Ed Oates avec l’objectif simple de créer un système de gestion de base de données relationnelle commerciale, Oracle s’est métamorphosée en géant technologique diversifié. De la domination incontestée du marché des bases de données d’entreprise à la transition vers le cloud et l’intelligence artificielle, Oracle a bâti une présence impossible à ignorer dans l’infrastructure informatique mondiale.

Le titre Oracle est coté sur le NYSE (symbole ORCL) et emploie plus de 150 000 collaborateurs à travers le monde. Avec un chiffre d’affaires fiscal 2025 de $57,4 milliards et une capitalisation boursière dépassant les 500 milliards de dollars, Oracle incarne le rôle de fournisseur critique d’infrastructure cloud et de technologies de données pour les plus grandes entreprises planétaires.

Cependant, après un pic spectaculaire de l’action Oracle en septembre 2025 motivé par la ruée vers les contrats d’IA, le titre Oracle navigue désormais dans une période d’ajustement. Les investisseurs réevaluent les promesses du modèle de croissance face à des réalités d’exécution plus complexes et des dépenses d’investissement sans précédent.

Qui est Larry Ellison ?

Larry Ellison, né le 17 août 1944 à New York est le cofondateur d’Oracle Corporation.

Il a bâti son empire technologique depuis 1977, lorsqu’il a créé Software Development Laboratories avec seulement 2 000 dollars d’investissement initial. Inspiré par un article d’Edgar F. Codd sur les bases de données relationnelles, E. Larry Ellison a développé ce qui allait devenir Oracle Database, révolutionnant la gestion des données d’entreprise

Larry Ellison, âgé de 81 ans, a démissionné de son poste de CEO d’Oracle en septembre 2014 pour se concentrer sur les rôles de président du conseil d’administration et de directeur technologique. Sa vision stratégique a permis à Oracle de se transformer d’une simple entreprise de bases de données en un géant du cloud et de l’ intelligence artificielle .

La fortune de Larry Ellison a connu une progression spectaculaire, passant de 208 milliards de dollars en avril 2024 selon Forbes à plus de 393 milliards en septembre 2025. Cette augmentation de plus de 100 milliards de dollars en une seule journée représente le plus grand gain quotidien jamais documenté par l’index Bloomberg.

Au-delà de ses activités technologiques, Larry Ellison possède 98 % de l’île hawaiienne de Lānaʻi, qu’il a achetée entre 500 et 600 millions de dollars en 2012. Il est également connu pour ses investissements dans diverses entreprises technologiques, notamment Tesla , et sa participation au programme The Giving Pledge de philanthropie.

Quelle est la stratégie d’Oracle pour dominer le marché du cloud et de l’intelligence artificielle ?

Oracle déploie une stratégie en trois volets pour s’imposer dans le cloud et l’IA : multicloud, infrastructure IA et avantage prix. D’abord, le groupe « embarque » sa base de données (Oracle Database) directement chez les hyperscalers via des offres comme Oracle Database@Azure/@Google Cloud/@AWS, afin de permettre aux entreprises de moderniser sans changer d’écosystème cloud. Cette dynamique est déjà visible dans les chiffres : au Q2 de l’exercice fiscal 2026, la consommation multicloud des bases de données a bondi de 817 % sur un an, signe d’une adoption rapide en entreprise.

Ensuite, Oracle veut devenir un fournisseur d’infrastructure critique pour l’entraînement et le déploiement de solutions IA, en sécurisant des engagements pluriannuels qui gonflent son carnet de commandes (RPO) et financent l’expansion de ses capacités cloud. Enfin, l’entreprise complète ce positionnement par un discours “value for money”, notamment sur les coûts réseau : Oracle met en avant 10 TB de transfert sortant gratuits par mois et des frais de sortie de données pouvant être jusqu’à 10 fois inférieurs, un argument clé quand les workloads IA deviennent très gourmands en données.

Quelles sont les activités d’Oracle en 2026 ?

Oracle organise son portefeuille autour de trois segments majeurs : Cloud & Licenses, Software, et Hardware/Services. Cependant, la réalité opérationnelle reflète une bifurcation croissante entre le « new cloud » (croissance double-chiffre) et le « legacy software » (croissance stagnante à négative).

Segment Q2 FY2026 Revenue Part du total Cloud & Licenses $7,98B 49,6 % Software $5,9B 36,7 % Hardware & Services $2,2B 13,7 %

Cloud & Licenses (49,6 % des revenus)

Ce segment est le moteur de croissance. Cloud Infrastructure (IaaS) a bondi de +68 % à $4,1B, faisant d’Oracle un concurrent viable aux hyperscalers. Cloud Applications (SaaS) croît de +11 % à $3,9B, avec des produits comme Fusion, NetSuite et HCM gagnant du terrain auprès des clients de milieu de marché. Les revenus de support de licences restent stables, générant une marge brute élevée.

Software (36,7 % des revenus)

Ce segment historique est en contraction. La vente de nouvelles licences a dégringolé de -21 % au Q2, reflétant le passage structurel vers les modèles d’abonnement cloud. Les clients existants renouvellent leurs contrats, mais peu de nouveaux venus rejoignent cet univers traditionnel. Cette décélération inquiète Wall Street, indiquant une saturation progressive du marché “on-premise”.

Hardware & Services (13,7 % des revenus)

Composante mineure mais stratégique : les serveurs Exadata optimisés pour les bases de données et les solutions de stockage demeurent importants pour les clients on-premise et hybrides. Les services de conseil et d’implémentation supportent l’adoption du cloud, mais l’automatisation réduit progressivement les opportunités de services professionnels lucratifs.

Quelles sont les forces et faiblesses d’Oracle en 2026 ?

Forces et opportunités de l’action Oracle

Position de fournisseur critique d’infrastructure IA : Oracle est maintenant intégré aux chaînes de valeur des leaders de l’IA (OpenAI, Meta, Nvidia). Ces relations commerciales créent une dépendance mutuelle : les clients ne peuvent pas facilement basculer vers des alternatives sans risquer des retards catastrophiques dans leurs timelines IA. Cette « stick » économique est extrêmement précieuse.

RPO exceptionnel offrant une visibilité à long terme : avec un RPO de $523 milliards (+438 % YoY), Oracle détient un portefeuille de contrats multi-années d’une envergure rarement vue. Même si la reconnaissance de revenus traîne les attentes, cette visibilité réduit le risque d’une contraction surprise.

Diversification du portefeuille SaaS résilient : au-delà de l’infrastructure IA, les applications cloud (Fusion, NetSuite, HCM) captent les organisations de milieu de marché cherchant à moderniser leur ERP et gestion de ressources humaines. Cette diversification limite la dépendance à un seul moteur de croissance.

Avantage de coût structurel : les tarifs d’Oracle pour l’infrastructure cloud demeurent substantiellement inférieurs à ceux d’ Amazon Web Services (AWS) et Azure. Dans un univers où les budgets IA explosent, cet avantage coût peut capturer un segment important de clients sensibles au prix.

Avantage de marque : les grandes entreprises connaissent Oracle depuis des décennies. La confiance accumulée réduit le coût de vente et facilite les migrations vers le cloud.

Faiblesses et défis de l’action Oracle

Spiral d’investissement insoutenable à court terme : l’escalade des CapEx ($50B annuels) crée une pression sur le free cash-flow et la structure d’endettement. Si la demande ralentit ou si les contrats IA déçoivent, Oracle se trouverait avec une infrastructure surdimensionnée et une dette croissante—un scénario catastrophique pour la valorisation.

Décalage temporel entre dépenses et revenus : les contrats IA stipulent souvent une livraison progressive de capacité sur plusieurs trimestres voire années. Or, Oracle finance ces investissements d’avance, créant un trou de trésorerie structurel sur 12-24 mois. Les investisseurs doutent que cette phase puisse être absorbée sans dégâts supplémentaires.

Déclin structurel du Logiciel : la chute de -21 % des nouvelles licences logicielles n’est pas une fluctuation trimestrielle ; c’est un signal que l’univers on-premise Oracle rétrécit. Les futurs revenus en dépendront moins, réduisant la stabilité et la prévisibilité.

Concurrence féroce des Hyperscalers : bien qu’Oracle dispose d’avantages (coût, bases de données), AWS, Azure et Google Cloud disposent de ressources colossales, de portefeuilles plus vastes et de positions établies. La bataille pour les contrats IA à grande échelle sera résolue sur l’efficacité de livraison, où Oracle reste un challenger.

Risques géopolitiques et réglementaires : Oracle opère à l’intersection du commerce technologique et de la géopolitique. Les restrictions potentielles sur l’exportation de technologies IA vers certains pays, ou les pressions réglementaires sur la concentration des données sensibles, pourraient restreindre les marchés accessibles.

Historique de sur-promesses suivi de sous-livraison : depuis 2021, Oracle a annoncé des plans ambitieux qui se sont réalisés, mais souvent avec plus de friction et de délais qu’initialement communiqués. Ce schéma érode la crédibilité du management auprès des investisseurs institutionnels minutieux.

Faut-il investir dans l’action Oracle en Bourse ? Avis et analyse fondamentale

Analyse des derniers résultats Q2 FY2026 (Trimestre clos fin novembre 2025)

Oracle a publié ses résultats du deuxième trimestre fiscal 2026 le 10 décembre 2025, révélant une mosaïque de forces et faiblesses.

Indicateur Q2 FY2026 Q2 FY2025 Variation Chiffre d’affaires total $16,06B $14,06B +14 % Chiffre d’affaires cloud $8,0B $5,97B +34 % Infrastructure Cloud (IaaS) $4,1B $2,44B +68 % Applications Cloud (SaaS) $3,9B $3,51B +11 % Software $5,9B $6,08B -3 % EPS (earnings per share) $2,26 $1,47 +54 % Marge d’exploitation 42 % 43 % -100 pb

Points clés des derniers résultats d’Oracle

L’exercice fiscal 2026 Q2 illustre bien le « grand écart » d’Oracle : d’un côté, l’infrastructure cloud accélère fortement (IaaS +68 %) et confirme l’ambition du groupe de devenir un acteur majeur de l’infrastructure IA ; de l’autre, le cœur historique ralentit, avec des revenus software en baisse et un net recul des nouvelles licences, signe que le modèle on-premise s’érode structurellement. Le point le plus spectaculaire reste le carnet de commandes : les Remaining Performance Obligations (RPO) atteignent 523 milliards de dollars (+438 % sur un an), avec +68 milliards sur le trimestre, portés notamment par de nouveaux engagements de Meta et Nvidia.

Mais cette visibilité exceptionnelle s’accompagne d’une contrainte opérationnelle majeure : convertir ce backlog en chiffre d’affaires exige de livrer très vite de la capacité (data centers, GPU, réseau), alors même que les délais de construction et d’approvisionnement restent incompressibles. C’est précisément ce que souligne la direction : Doug Kehring met en avant la hausse séquentielle des RPO et les nouveaux engagements signés, tandis que Clay Magouyrk insiste sur l’industrialisation des data centers, la “cloud neutrality” et l’intégration de datacenters multicloud au sein d’AWS/Google/Microsoft, preuve qu’Oracle veut capter la croissance IA sans imposer un cloud unique à ses clients.

En filigrane, le message est clair : Oracle assume une phase d’investissement intense, où les dépenses précèdent les revenus, dans l’objectif de sécuriser une position durable au cœur de l’IA (infrastructure, base de données autonome, applications). Pour les investisseurs, l’enjeu n’est donc plus seulement la croissance du cloud, mais la capacité d’Oracle à livrer rapidement, à maintenir ses marges dans un cycle CapEx lourd, et à transformer s on RPO record en revenus récurrents sur les prochains trimestres.

L’action Oracle va-t-elle remonter en Bourse ? Analyse technique et Avis Café de la Bourse

Analyse graphique du cours de bourse Oracle en 2026

Analyse graphique action Oracle janvier 2026

Source : Tradingview

Analyse technique de l’action Oracle

Sur le graphique journalier, la dynamique de l’action Oracle reste clairement baissière depuis le sommet historique proche de 345 dollars, matérialisé par une résistance horizontale en haut du graphique (zone autour de 344,76). On observe une succession de sommets et de creux descendants, encadrée par deux droites de tendance baissières (traits obliques orangés) qui jouent le rôle de résistances dynamiques : à chaque tentative de rebond, le titre bute sous ces obliques et repart à la baisse, ce qui montre que les vendeurs gardent la main tant que cette structure n’est pas invalidée. Dans l’immédiat, le cours de Bourse Oracle évolue autour de 177 dollars, avec un marché qui « glisse » sous l’ensemble des moyennes mobiles courtes et moyennes (ruban de MM), ce qui traduit un manque de momentum haussier et une pression vendeuse toujours présente.

D’un point de vue niveaux, la zone des 200 dollars (repère visible autour de 200,66) apparaît comme une première résistance importante : elle correspond à une zone technique travaillée ces derniers mois et au voisinage de moyennes mobiles, ce qui en fait un plafond naturel en cas de rebond. Un peu plus haut, la zone 218/220 dollars (repère autour de 218,61, proche d’une moyenne mobile longue) constitue un second verrou : tant que le titre Oracle reste en dessous, le scénario privilégié reste celui d’une tendance dégradée avec rebonds techniques vendus. À la baisse, le support majeur de long terme reste visible vers 118,67 (trait horizontal violet), niveau historique où la demande avait déjà fortement réagi auparavant ; c’est le « dernier rempart » graphique si la correction devait se prolonger, même si, à court terme, le marché cherchera d’abord à défendre les creux intermédiaires formés depuis décembre autour de la zone 170/175 dollars.

Enfin, l’indicateur MACD affiché en bas du graphique reste en territoire négatif et sous sa ligne de signal, avec un histogramme rouge, ce qui confirme une tendance baissière toujours en place et un rebond qui manque de puissance. Pour envisager une amélioration technique crédible, il faudrait au minimum une reprise de l’action Oracle au-dessus de la zone des 200 dollars, puis une cassure des obliques baissières, idéalement accompagnée d’une MACD qui se retourne franchement et repasse au-dessus de zéro. Tant que ces signaux ne sont pas réunis, Oracle demeure dans une configuration de consolidation/érosion, où les rebonds s’apparentent davantage à des respirations dans une tendance baissière qu’à un vrai retournement de marché.

Comment investir et trader l’action Oracle après la correction en Bourse ? Avis Café de la Bourse

Oracle se trouve aujourd’hui à un point d’équilibre délicat : d’un côté, la trajectoire « cloud + IA” gagne en crédibilité avec une croissance cloud robuste et surtout un carnet de commandes hors norme (RPO à 523 milliards de dollars, +438 % sur un an, avec +68 milliards sur le trimestre), alimenté par de nouveaux engagements d’acteurs comme Meta et Nvidia. Cette visibilité contractuelle renforce l’idée qu’Oracle est en train de s’installer comme fournisseur d’infrastructure stratégique, d’autant que le groupe pousse une logique de “cloud neutrality” et de data centers multicloud intégrés chez AWS, Google et Microsoft, ce qui élargit son marché adressable sans exiger des clients un choix exclusif.

En face, le marché sanctionne un risque d’exécution et de “timing” : la conversion de ce backlog en chiffre d’affaires et en cash dépend d’une montée en puissance industrielle (capacité data centers, approvisionnement GPU, déploiement des régions) qui peut créer un décalage entre promesses et réalité. La lecture des résultats rappelle aussi que le socle historique n’est pas neutre : les revenus software reculent, ce qui entretient la perception d’un modèle à deux vitesses, tandis que l’équation financière devient plus sensible à mesure que la construction de capacité pèse sur les marges et sur la génération de trésorerie.

Dans ce contexte, une approche d’investissement « adaptée » consiste moins à chercher un scénario binaire (tout ou rien) qu’à structurer une exposition progressive et conditionnelle, alignée sur des marqueurs observables : stabilisation technique du titre Oracle, confirmation trimestrielle de la dynamique cloud, et surtout amélioration tangible de la conversion du RPO en revenus reconnus, sans dégradation supplémentaire des équilibres financiers. Autrement dit, l’enjeu n’est pas seulement la croissance annoncée, mais la preuve que l’infrastructure déployée se transforme effectivement en revenus récurrents et en rentabilité durable : c’est ce triptyque (exécution, conversion, discipline financière) qui déterminera la qualité du point d’entrée et la pertinence d’une montée en charge dans le temps.

Article original Café de la Bourse