(Actualisé avec réaction de Facebook § 3 à 5)
BERLIN, 2 juillet (Reuters) - Les autorités allemandes ont
infligé à Facebook FB.O une amende de deux millions d'euros
pour avoir enfreint la loi sur la transparence sur internet en
sous-évaluant le nombre de plaintes pour contenus illégaux
publiés sur son site.
En faisant état d'informations incomplètes sur les plaintes
reçues, le réseau social a déformé la réalité, déclare l'Office
fédéral de la justice, dans un communiqué publié mardi.
Facebook a déclaré avoir respecté ses obligations en matière
de transparence concernant la loi "NetzDG" mais estime que
certains de ses éléments "manquent de clarté".
Le groupe américain a ajouté se réserver le droit de faire
appel.
"Nous voulons supprimer aussi rapidement et efficacement que
possible les discours de haine et nous travaillons dur pour y
parvenir", a déclaré un porte-parole de Facebook.
La loi allemande sur la transparence des réseaux impose aux
plates-formes de médias sociaux de signaler le nombre de
plaintes pour contenu illégal reçu.
Facebook, qui fait l'objet de multiples enquêtes dans le
monde au sujet de la protection des données de ses utilisateurs
et des contenus haineux ou des fausses informations qu'il peut
véhiculer, s'est engagé dans une campagne visant à améliorer son
image.
"Cela crée une image faussée de l'ampleur du contenu illégal
sur la plate-forme et de la manière dont Facebook traite (le
problème)", souligne l'organe judiciaire allemand.
"Le rapport (de Facebook) ne contient qu'une fraction des
plaintes relatives à des informations illégales."
Facebook a déclaré avoir reçu 1.048 plaintes pour contenu
illégal sur sa plate-forme au cours du second semestre 2018,
selon le rapport sur la transparence remis à l'Office fédéral de
la justice.
Par comparaison, Twitter TWTR.N et YouTube (propriété de
Google GOOGL.O ) ont fait état tous les deux de plus de 250.000
plaintes sur l'ensemble de l'année.
(Thomas Escritt
Claude Chendjou pour le service français, édité par Catherine
Mallebay-Vacqueur)