Éviter l’erreur de politique monétaire est toujours possible information fournie par Edmond de Rothschild AM 03/07/2026 à 17:33
- L'accord États-Unis-Iran libère le trafic pétrolier à Ormuz entrainant une baisse du Brent vers 70$/baril et nourrissant l'idée d'un choc énergétique désormais en voie de résorption.
- Dans la zone euro, la progression des prix est restée limitée à 2,8 % sur un an, contre 3 % attendu et 3,2 % précédemment, tandis qu'aux États-Unis, la dynamique du marché du travail ralentit avec des créations d'emplois inférieures aux attentes.
- En Chine, les indices PMI adressent un message plus rassurant, signalant une activité industrielle soutenue par une demande extérieure robuste.
Suite à l'accord entre les États-Unis et l'Iran, la reprise de la circulation des pétroliers dans le détroit d'Ormuz a provoqué une détente marquée sur les marchés de l'énergie. Le Brent est ainsi retombé proche de 70 $/baril, son niveau le plus bas depuis le début du conflit, alimentant la perception d'un choc énergétique désormais en voie de résorption. Ce recul des prix du pétrole a contribué à une baisse des anticipations d'inflation, permettant aux investisseurs de reléguer les risques géopolitiques au second plan.
Dans ce contexte, l'attention s'est concentrée sur le forum annuel de la BCE à Sintra, où le président de la Fed a souligné que les anticipations d'inflation s'étaient modérées mais il a réitéré la détermination de la banque centrale américaine à ramener l'inflation à 2 %. Christine Lagarde a, pour sa part, jugé que l'équilibre entre les risques d'inflation et de croissance s'était amélioré, tout en rappelant la priorité donnée à la stabilité des prix.
Les chiffres d'inflation de juin dans la zone euro sont venus appuyer ce discours, avec une progression des prix limitée à 2,8 % sur un an, contre 3 % attendu et 3,2 % précédemment. Cette hausse modérée s'explique en grande partie par le reflux de la composante énergie, dont la hausse se limite désormais à 8,7 % sur un an, après 10,8 % en mai. L'inflation sous-jacente, hors énergie et alimentaire, se tasse également à 2,4 % (2,5 % attendu, 2,6 % en mai), portée par un ralentissement des prix des services (+3,2 % contre 3,5 %).
Aux États-Unis, le marché du travail reste solide mais la dynamique ralentit : l'enquête JOLTS fait état d'une stabilisation des ouvertures de postes en mai, le taux de chômage baisse de 4,3 % à 4,2 % et les salaires rebondissent. Cependant les créations d'emplois non agricoles étaient inférieures aux attentes en juin (+57k vs 115k attendu et 129k en mai) avec une révision à la baisse de 74k pour les deux derniers mois. (...)
Lire l'intégralité de l'article :