Eutelsat maintient ses objectifs annuels malgré un léger recul de son chiffre d'affaires au 3T information fournie par Boursorama avec AFP 12/05/2026 à 18:11
L'opérateur européen de satellites de communication Eutelsat, concurrent de SpaceX et de ses satellites Starlink, a vu ses ventes reculer légèrement au troisième trimestre, mais il confirme ses objectifs financiers pour l'année, dans un communiqué publié mardi.
Au troisième trimestre de son exercice décalé 2025-2026, clos fin mars, le chiffre d'affaires d'Eutelsat a atteint 293 millions d'euros, soit une baisse de 2,3% sur un an.
Le groupe a notamment été porté par son activité connectivité, qui représente désormais 55% de ses revenus.
Ce segment présente toutefois des évolutions contrastées.
Le secteur des satellites en orbite basse (LEO) continue sa forte progression, avec une hausse de 47,2% de son chiffre d'affaires, à 62,2 millions d'euros.
Les satellites géostationnaires (GEO) ont, quant à eux, vu leurs revenus refluer de 12,3%, à 93,5 millions d'euros.
L'activité vidéo du groupe, qui représentait jusqu'à récemment la majorité de ses revenus, continue sa décrue.
Son chiffre d'affaires, en baisse de 15,7% à 128 millions d'euros, a notamment été pénalisé par "les sanctions imposées aux chaînes russes en début d'année", a expliqué Eutelsat, ce qui représente une perte de 16 millions d'euros par an.
Fin février, le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, avait ordonné le blocage de 35 sites de médias russes et de l'accès à des télés et radios russes, en application de sanctions européennes décidées après l'invasion de l'Ukraine.
Au bout des neuf premiers mois de son exercice, Eutelsat affiche des ventes en baisse de 4,8%, à 857,5 millions d'euros, mais confirme son objectif d'un chiffre d'affaires annuel "au même niveau" que celui de l'année précédente et d'une marge d'Ebitda ajustée légèrement inférieure à l'an dernier.
En février, l'entreprise avait annoncé l'obtention d'un prêt de 975 millions d'euros auprès de l'Agence de crédit à l'exportation (ACE) française, afin de financer une commande de 340 nouveaux satellites auprès d'Airbus, annoncée en janvier.
Cette commande doit servir à remplacer des satellites en orbite basse de sa constellation OneWeb.
Par ailleurs, la vente par Eutelsat de certaines infrastructures à un fonds suédois avait été bloquée fin janvier par l’État français, qui avait jugé cette activité "trop stratégique".
Face aux services de connectivité de SpaceX et de sa marque Starlink, Eutelsat est le seul compétiteur au monde à détenir une constellation active de satellites en orbite basse.