PARIS, 10 octobre (Reuters) - Euronext ENX.PA a commencé à
prospecter hors de son pré carré naturel pour convaincre des
entreprises européennes de technologies de venir se coter chez
lui, a déclaré lundi le directeur de l'activité "listing" de
l'opérateur des Bourses d'Amsterdam, de Bruxelles, de Lisbonne
et de Paris.
"On a identifié quatre pays: l'Allemagne, la Suisse,
l'Italie et l'Espagne, pour lesquels on pense qu'il y a un
véritable écosystème tech", a souligné Anthony Attia lors d'une
conférence de presse.
"Il faut qu'on vende Euronext à ces pays-là et que le fait
de venir sur Euronext Paris ou Euronext Bruxelles ou Amsterdam
ne soit pas une barrière pour eux mais au contraire une
accélération", a-t-il encore précisé, ajoutant que des
recrutements étaient en cours et des entreprises déjà
approchées.
Selon lui, Euronext a notamment comme atout d'être un
opérateur de référence en Europe pour les entreprises
spécialisées dans les sciences de la vie ou le monde médical
grâce à un environnement financier (taille critique du marché,
existence d'indices boursiers, présence d'investisseurs,
d'intermédiaires) attractif.
"Si cela marche, cela veut dire que le modèle d'Euronext
peut s'étendre indépendamment de la consolidation des Bourses",
a conclu Anthony Attia.
Certains responsables financiers français se plaignent
néanmoins du trop faible nombre d'analystes financiers qui
couvrent ces valeurs, ce qui nuit à l'attractivité de la place
de Paris.
Depuis le début de l'année, 13 entreprises ont été
introduites en Bourse à Euronext Paris, une activité largement
en deçà des années précédentes, notamment en raison des
conséquences du Brexit.
(Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot)