Etude BSP : la diversification et les rendements stimulent la demande de crédit alternatif information fournie par AOF 09/03/2026 à 10:55
(AOF) - La grande majorité (92%) des investisseurs institutionnels mondiaux ont l'intention d’augmenter (51%) ou de maintenir (41%) leurs allocations de crédit alternatif en 2026. Selon une nouvelle étude de Benefit Street Partners (BSP), filiale de Franklin Templeton, cet appétit généralisé s'accompagne d'une volonté d'élargir l'exposition à travers diverses zones géographiques et sous-classes d'actifs.
L'étude de BSP, menée auprès de 135 professionnels de l'investissement en Amérique du Nord, en zone EMEA et en zone APAC (représentant 8 000 milliards de dollars d'actifs sous gestion), révèle une sophistication croissante des LPs (Limited Partners), le crédit alternatif étant désormais un pilier des portefeuilles institutionnels.
La diversification des portefeuilles (85%) et le potentiel de rendement total plus élevé par rapport aux titres à revenu fixe traditionnels (81%) constituent les principales motivations pour augmenter les allocations en crédit alternatif, les grands allocataires existants étant les plus susceptibles d'augmenter leurs allocations.
Parmi ceux qui augmentent leurs investissements dans la classe d'actifs, 47% prévoient d'accroître leur exposition à la dette liée aux infrastructures, suivie par les prêts directs (39%), les prêts basés sur les actifs (35%), la dette liée aux situations spéciales (30%) et la dette liée à l'immobilier commercial (28%).
Cette répartition reflète les anticipations de meilleurs rendements ajustés du risque pour les trois prochaines années, la dette d'infrastructure (53 %) arrivant une nouvelle fois en tête des réponses.
En outre, les LPs se sont montrés optimistes quant à l'impact potentiel des forces macroéconomiques sur les portefeuilles de crédit alternatif. Près de la moitié d'entre eux (47%) considèrent les perspectives actuelles en matière de taux d'intérêt comme une opportunité de performance positive, plutôt que comme un problème (23%), avec des chiffres similaires pour la volatilité des marchés (44% contre 20%).
Par ailleurs, un environnement M&A et LBO de plus en plus actif est largement considéré comme plus prometteur (45%) que difficile (5%) du point de vue de la performance.
Le crédit alternatif s'internationalise
Les Etats-Unis sont le plus grand marché du crédit alternatif, représentant 65% des actifs mondiaux, et ils sont restés la principale cible des nouvelles allocations au cours des 12 derniers mois. Plus d'un tiers (34%) des investisseurs mondiaux ont augmenté leurs allocations de crédit alternatif aux Etats-Unis en 2025, suivis par l'Europe (27%), l'APAC (26%) et les marchés émergents (22%).
Toutefois, un rééquilibrage géographique est en cours, les investisseurs européens et de l'APAC affichant une préférence accrue pour leur pays d'origine. En Europe, 51% des investisseurs ont augmenté leur allocation européenne en 2025 (contre seulement 21% pour les États-Unis).
Dans la région APAC, 34% des investisseurs ont privilégié leur zone locale, un chiffre significatif compte tenu de la taille plus modeste des marchés nationaux de crédit alternatif dans cette zone.