États-Unis: La croissance du PIB ressort à +3,4% au 3ème trimestre
information fournie par Reuters 29/10/2026 à 14:44

Une personne fait ses courses à New York

La croissance de l'économie américaine ‌a accéléré plus que prévu au troisième trimestre, montre la première estimation publiée ​jeudi par le département du Commerce.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a augmenté de +3,4% en rythme annualisé sur la période allant de juillet à septembre, contre ​une croissance de 2,2% au deuxième trimestre et de 2,1% au premier trimestre.

Les économistes interrogés par Reuters ​attendaient une croissance de 3,2% au ⁠troisième trimestre.

La vigueur de la croissance contraste fortement avec l'évaluation pessimiste de ‌l'économie par les ménages. Ce rapport a été publié moins d'une semaine avant les élections américaines de mi-mandat, à l'issue desquelles ​le parti républicain pourrait ‌perdre le contrôle de l'une des deux chambres du Congrès, ⁠voire des deux.

L'économie du pays progresse à un rythme bien supérieur à ce que certains responsables de la Réserve fédérale (Fed) considèrent comme le taux de croissance ⁠non inflationniste, soit ‌environ 2%.

Mercredi, la Fed a maintenu son taux d'intérêt de ⁠référence dans une fourchette comprise entre 3,75% et 4,00%, tout en reconnaissant ‌que l'inflation "reste élevée".

Compte tenu de la part de plus en plus ⁠prépondérante des dépenses liées à l’IA, certains économistes ont estimé ⁠que la forte ‌croissance du PIB ne reflétait probablement pas la réalité économique.

Les investisseurs s’intéressent de ​plus en plus à la hausse ‌des coûts des projets d’IA à long terme, dont les retombées sont incertaines.

Les dépenses de consommation, qui ​représentent plus des deux tiers de l’économie, ont progressé de 3,8% au cours du trimestre juillet-septembre, après une croissance de 3,8% au deuxième ⁠trimestre.

Le nombre historiquement bas de licenciements et un niveau modéré d’embauches contribuent à soutenir les dépenses, même si les hausses salariales ont parfois été à la traîne par rapport à l’inflation.

Mais les ménages épargnent également moins et puisent dans leurs économies pour financer leurs dépenses.

(Rédigé par Etienne Breban, avec Lucia Mutikani, édité ​par Benoit Van Overstraeten)