Et si le S&P 500 rebondissait jusqu'à 8100 points d'ici la fin de l'année ? information fournie par Zonebourse 06/11/2026 à 21:05
Malgré la violente correction de Wall Street au lendemain des élections de mi-mandat, les statistiques historiques dessinent un scénario bien plus favorable pour les prochaines semaines, avec un rebond potentiel du S&P 500 vers 8100 points d'ici la fin de l'année. Un objectif qui peut sembler ambitieux après la chute de 4,4% de l'indice jeudi, mais qui s'inscrit dans une période traditionnellement très favorable aux actions américaines.
La réaction des investisseurs n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle observée en novembre 2016, après l'élection inattendue de Donald Trump. À l'époque, les géants technologiques comme Amazon, Alphabet et Facebook avaient été lourdement sanctionnés en Bourse, les investisseurs redoutant que le nouveau président ne se lance dans une véritable "guerre" contre la Silicon Valley. La différence est qu'en 2016, cette défiance envers la technologie s'accompagnait d'une rotation vers les valeurs cycliques, permettant aux grands indices de mieux résister.
Surtout que la violente correction des derniers jours a déjà provoqué plusieurs signaux de capitulation importants parmi les investisseurs. Selon Morgan Stanley, les hedge funds long/short ont réduit leur levier net de 5% jeudi, soit la cinquième plus forte contraction quotidienne depuis 2010, ramenant leur exposition parmi les 10% les plus faibles de cette période. Les ETF à effet de levier ont également généré une pression vendeuse record de 57 milliards de dollars, tandis que les ventes des particuliers durant les 90 premières minutes de cotation ont été les deuxièmes plus importantes depuis 2016.
D'autant que la saisonnalité plaide clairement en faveur des acheteurs. Selon Goldman Sachs, le S&P 500 a progressé en moyenne de 7,5% entre les élections de mi-mandat et la fin de l'année lors des 18 précédents scrutins étudiés, puis de 13,9% sur six mois et de 15,5% sur douze mois. Mais surtout, l'indice a systématiquement terminé en hausse six et douze mois après ces élections selon la banque d'investissement et Amplify ETFs.
En appliquant ces rendements historiques à la clôture du S&P 500 du 3 novembre, à environ 7568 points, l'indice pourrait donc théoriquement retrouver les 8100 points d'ici fin décembre, puis atteindre les 8600 points en mai 2027 et 8700 points en novembre 2027. Compte tenu de la violente correction de jeudi, l'objectif de fin d'année représente désormais un potentiel rallye de fin d'année d'environ 10%.
L'étude de Citadel Securities renforce cette perspective, puisque le quatrième trimestre des années de mi-mandat a historiquement enregistré une progression moyenne de 5,6%, ce qui correspondrait cette fois à un objectif voisin de 8080 points en fin d'année, en prenant comme référence la clôture de septembre à 7650 points.
Reste à savoir si la saisonnalité et le dénouement des positions spéculatives seront suffisants pour compenser les inquiétudes entourant les valorisations technologiques et les conséquences politiques du scrutin.