Eramet réfléchit à augmenter ses capacités industrielles au Gabon information fournie par Boursorama avec AFP 21/07/2026 à 14:12
Le groupe minier français Eramet a annoncé lundi la signature avec le Gabon d'un protocole d'accord par lequel il réfléchit à investir afin d'augmenter ses capacités de transformation du manganèse dans ce pays d'Afrique équatoriale.
Ce protocole a été signé à l'occasion de la visite d'Etat à Paris du président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le groupe Eramet a précisé qu'il avait signé "une feuille de route industrielle conjointe", qui prévoit de "transformer jusqu'à 700.000 tonnes de minerai de manganèse par an" d'ici à 2031.
En échange, le Gabon s'engage à fournir "les conditions nécessaires à la viabilité économique des projets et à leur mise en œuvre, en particulier l'accès à l'énergie", a expliqué le groupe français.
Reste à choisir parmi "trois scénarios industriels" qui feront l'objet d'une "étude approfondie", a-t-il précisé.
Le premier est "la construction d'une usine de production d'oxyde de manganèse, métal stratégique pour les batteries et les aciers haute performance, dans la région de Libreville", avec mise en service au plus tard "fin 2028", selon Eramet.
Autre possibilité : moderniser le seul site de transformation du manganèse en activité au Gabon et en Afrique centrale, le complexe métallurgique de la ville minière de Moanda (sud-est du Gabon). L'objectif serait de le faire redémarrer au plus tard "fin 2029", a indiqué l'entreprise française.
Enfin est envisagée - scénario plus ambitieux - "la construction d'une nouvelle usine de production d'alliages de manganèse, destinée au marché de l'acier et localisée à proximité de la côte", selon Eramet.
"Le démarrage de cette nouvelle usine, d'une capacité de 265 kilotonnes d'alliages de manganèse par an et nécessitant la transformation d'environ 530 kt de minerai, pourrait intervenir en 2031", a estimé le groupe.
Le protocole prévoit par ailleurs le "développement d'une production de biocharbon" et la "création du fonds d'amorçage industriel" pour promouvoir le "fabriqué au Gabon".
A l'occasion de la même visite du président gabonais en France, Proparco, la Société financière internationale (SFI) et la Société d'exploitation du transgabonais (Setrag), concessionnaire du réseau ferroviaire gabonais, ont signé un accord de financement d'un montant de 312 millions d'euros dans le cadre de la nouvelle phase du programme de modernisation du réseau ferré gabonais, selon un communiqué commun de Proparco (filiale du groupe AFD), de la SFI (membre du groupe de la Banque mondiale) et de la Setrag.