Eramet affirme conserver le soutien de ses principaux actionnaires
information fournie par Reuters 08/04/2026 à 18:23

Le secteur mondial du lithium s'intéresse aux salines argentines pour tester une nouvelle technologie clé

Les principaux actionnaires d'Eramet, dont ‌la famille Duval, ont renouvelé leur confiance à la stratégie de redressement du ​groupe minier français, a déclaré mercredi un porte-parole d'Eramet, en réaction à des informations de presse disant que la famille Duval réfléchissait à sa participation.

En février, ​l'entreprise a fait état de son intention à la fois d'augmenter son capital de 500 millions d'euros ​et de vendre des actifs pour lever ⁠du cash, dans la foulée de l'annonce d'une chute du bénéfice ‌2025 et d'une envolée de son endettement.

"Les principaux actionnaires d'Eramet ont réaffirmé leur soutien à la stratégie du groupe et au ​plan de financement annoncé le ‌18 février", a dit le porte-parole dans une déclaration ⁠transmise par e-mail.

"La direction et les actionnaires restent pleinement engagés dans la réussite de cette augmentation de capital", a-t-il poursuivi.

En fin de séance, le titre Eramet ⁠progressait de près ‌de 3% à 51,7 euros, après avoir gagné jusqu'à 7% plus ⁠tôt dans la journée.

Le Financial Times a rapporté que la famille Duval ‌avait fait appel à des banquiers afin de réfléchir à ⁠une cession de sa participation, le journal britannique ajoutant qu'elle ⁠avait mandaté Lazard pour ‌étudier les options concernant sa participation de 37%.

Un représentant de la famille Duval ​a refusé de réagir à cette ‌information, tout comme l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui détient une participation de 27%.

Le porte-parole d'Eramet a ​confirmé que la famille Duval avait fait appel à une banque conseil, ajoutant qu'il s'agissait d'une démarche normale dans le cadre d'une augmentation ⁠de capital.

Le producteur de nickel, de manganèse et de lithium est également confronté à une crise de gestion à la suite du licenciement de l'ancien directeur général Paulo Castellari et à la suspension du directeur financier Abel Martins-Alexandre, survenus à quelques jours d'intervalle en février.

(Rédigé par Augustin Turpin et Gus Trompiz; édité ​par Benoit Van Overstraeten)