Equinor: le bénéfice net au deuxième trimestre porté par la hausse des cours et de la production
information fournie par Boursorama avec AFP 22/07/2026 à 08:18

( NTB / HAKON MOSVOLD LARSEN )

Le géant énergétique norvégien Equinor a publié mercredi un bénéfice net trimestriel multiplié par 3,7, porté par la hausse des cours des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient et par une hausse de 3% de sa production.

Le bénéfice net ressort à 4,8 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 1,3 milliard de dollars à la même période en 2025, selon le communiqué du groupe.

"La forte production enregistrée au deuxième trimestre nous a permis de tirer parti de la hausse des prix, ce qui a contribué à la solidité de notre flux de trésorerie et de nos résultats financiers", a résumé le directeur général d'Equinor, Anders Opedal, cité dans le communiqué.

Comme ceux de ses pairs en Europe (TotalEnergies, BP...), les résultats d'Equinor sont dopés par l'envolée du prix des hydrocarbures déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

Le groupe profite en outre d'une hausse de 3% de sa production sur un an, à 2,16 millions de barils équivalent-pétrole par jour, grâce à la montée en puissance de trois gisements dans les eaux norvégiennes.

Indicateur préféré du groupe, le résultat d'exploitation ajusté, qui gomme certains éléments exceptionnels, a progressé de 76%, à près de 11,48 milliards de dollars, légèrement au dessus du consensus des analystes (11,37 milliards).

"Nous avons progressé dans la mise en œuvre des priorités définies (..) afin d'assurer un approvisionnement énergétique accru, une croissance des flux de trésorerie et des rendements supérieurs", dit le patron d'Equinor.

"Un approvisionnement énergétique fiable est essentiel dans un monde instable marqué par des tensions géopolitiques accrues. Notre rôle est de fournir de l’énergie de manière sûre et efficace, jour après jour", a-t-il ajouté.

Plus gros producteur d'hydrocarbures d'Europe hors Russie, la Norvège a mis les bouchées doubles pour approvisionner le continent européen, dont la vulnérabilité en matière énergétique a été mise en lumière par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.