MILAN, 27 juillet (Reuters) - Le banquier italien Ennio
Doris a dit jeudi à Reuters qu'il n'avait pas l'intention
d'augmenter sa participation dans Mediaset MS.MI en un moment
où le télédiffuseur italien est en conflit avec son actionnaire
Vivendi VIV.PA .
Doris, ami de longue date de l'ex-président du Conseil
Silvio Berlusconi, détient un peu moins de 3% de Mediaset.
Vivendi a constitué une participation de 29% dans Mediaset l'an
passé, au grand dam de la famille Berlusconi, principal
actionnaire du télédiffuseur.
La holding familiale de Silvio Berlusconi, Fininvest,
détient une participation de 39,53%.
"J'ai toujours été actionnaire mais je l'ai arrondie (la
participation) lorsque j'ai vu qu'il y avait une bataille en
cours pour défendre le caractère italien de la société", a dit
Doris.
Doris a joué un rôle primordial dans le vote autorisant un
programme de rachat de titres. En raison du mécanisme spécial
dit de "whitewash", qui lui a été associé, les grands
actionnaires, y compris Fininvest, ne se retrouveront pas
obligés de lancer une offre obligatoire sur les minoritaires si
leur participation dépassait le seuil légal à l'issue du rachat
de titres.
Cette opération demandait l'approbation d'au moins 10% des
actionnaires minoritaires du groupe et a obtenu le feu vert de
12,5% d'entre eux, dont celui d'Ennio Doris.
(Maria Pia Quaglia, Wilfrid Exbrayat et Catherine
Mallebay-Vacqueur pour le service français)