Engie confirme ses objectifs après un T1 conforme aux attentes
information fournie par Reuters 07/05/2026 à 10:32

(Bien lire éolien terrestre (et non en mer) §10)

Engie ENGIE.PA a publié jeudi des résultats en baisse mais en ligne avec les attentes au titre du premier trimestre 2026, en raison notamment d'une base de comparaison élevée, tout en confirmant ses objectifs annuels.

L'énergéticien français a redit dans un communiqué qu'il prévoyait un résultat net récurrent part du groupe compris entre 4,6 et 5,2 milliards d'euros en 2026, après avoir ajusté son objectif à la hausse fin février lors de l'annonce du rachat du distributeur britannique d'électricité UK Power Networks (UKPN), dont la finalisation est attendue ce jeudi.

Cette finalisation, avec près de deux mois d'avance sur le calendrier annoncé, "vient (...) donner encore plus de confort" à Engie, a déclaré son directeur financier, Pierre-François Riolacci, lors d'une conférence téléphonique.

Le groupe a enregistré à fin mars un bénéfice avant intérêts et impôts (Ebit) hors nucléaire de 3,4 milliards d'euros (-8,4% en variation brute, -6,6% en organique), un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) de 4,7 milliards (-13,6% en variation brute, -12,3% en organique) et un chiffre d'affaires de 20,6 milliards (-11,6% en variation brute, -9,5% en organique).

Selon un consensus compilé par LSEG, les analystes attendaient un Ebit hors nucléaire de 3,4 milliards d'euros.

Le premier trimestre 2026, plus chaud que celui de 2025 et que la moyenne, s'est traduit par un recul de volumes pour les activités françaises de distribution et de fourniture de gaz d'Engie.

Son pôle de fourniture et de gestion de l'énergie auprès des entreprises a par ailleurs enregistré une baisse de marges sur des contrats conclus dans un contexte de forte volatilité.

Le groupe a dans le même temps indiqué que, malgré la crise en cours au Moyen-Orient, il ne subissait "aucune perturbation pour ses clients gaz grâce à la diversification de son portefeuille d'approvisionnement".

DÉVELOPPEMENT RALENTI DANS L'ÉOLIEN TERRESTRE AUX USA

"On ne voit pas du tout de remise en cause de notre plan de développement au Moyen-Orient", a déclaré Pierre-François Riolacci. "Ce n'est pas forcément la plus grosse région, mais elle faisait partie de nos plans, elle fait toujours partie de nos plans et nous ne voyons pas que la crise nous invite à une révision de la stratégie."

Le directeur financier a également indiqué que le développement d'Engie dans l'éolien terrestre aux États-Unis était aujourd'hui "ralenti", ajoutant toutefois que l'activité se maintenait dans le pays dans le solaire et les batteries.

"Les États-Unis seront un pays important pour nous, moins qu'il ne l'était, mais qui va continuer à nourrir notre croissance, d'autant plus que nous avons toujours un appétit commercial", a ajouté Pierre-François Riolacci.

Engie a en outre annoncé fin avril une lettre d'intention ouvrant des négociations exclusives en vue d'une potentielle reprise par la Belgique de l'ensemble de ses activités nucléaires, ainsi que celles de sa filiale Electrabel, dans le pays.

(Reportage Forrest Crellin, version française Benjamin Mallet ; édité par Nicolas Delame et Sophie Louet)