EN DIRECT-Macron appelle l'Iran à la désescalade, Téhéran prêt à se défendre tant que nécessaire
information fournie par Reuters 16/03/2026 à 06:13

Emmanuel Macron a fait savoir qu'il s'était entretenu dimanche avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, appelant Téhéran à "mettre fin immédiatement" à ses "attaques inacceptables", directes ou via des milices alliées, contre les pays de la région, alors que le conflit au Moyen-Orient entre lundi dans son dix-septième jour.

"L'escalade incontrôlée à laquelle nous assistons plonge toute la région dans un chaos aux conséquences majeures aujourd'hui et pour les années à venir", a écrit le président français sur le réseau social X. Il a ajouté avoir également demandé à l'Iran de rétablir au plus vite la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.

A ce propos, le président américain Donald Trump a dit dimanche soir à des journalistes que son administration était en contact avec sept pays - sans les identifier - afin d'obtenir leur aide pour sécuriser le détroit d'Ormuz, via lequel transite en temps normal 20% du pétrole mondial.

Washington a cherché au cours du week-end à se montrer rassurant face à la hausse des prix du pétrole, avec un baril à plus de 100 dollars, et aux incertitudes économiques liées à la guerre, prédisant que l'intervention en Iran ne durerait pas.

Mais le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a prévenu dimanche sur la chaîne américaine CBS que Téhéran était prêt "à se défendre aussi longtemps qu'il le faudra". "Ce n'est pas une guerre de survie. Nous sommes suffisamment stables et forts", a-t-il dit, démentant par ailleurs toute volonté de négociation d'un cessez-le-feu, comme l'ont laissé supposer des commentaires de Donald Trump.

Ce dernier a menacé de frapper à nouveau l'île iranienne de Kharg, "pour le plaisir", afin de sécuriser le détroit d'Ormuz.

D'après le Wall Street Journal, Washington prévoit d'annoncer sous peu la constitution d'une coalition pour escorter les navires dans le passage, mais des discussions sont encore en cours pour savoir si ces opérations de sécurisation débuteraient avant ou après un arrêt des hostilités.

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris)

06h01 - Les ministres européens de l'Energie doivent se réunir à huis clos dans la journée à Bruxelles pour envisager des mesures destinées à enrayer la flambée des prix de l'énergie provoquée par la guerre.

D'après des représentants européens au fait de la question, la Commission européenne prépare un plan d'urgence pour protéger les consommateurs, envisageant quelles aides publiques peuvent être apportées et si les taxes peuvent être allégées.

En parallèle, les ministres des Affaires étrangères du bloc communautaire vont discuter de la possibilité de renforcer une mission de protection de la circulation maritime en mer Rouge, établie en 2024 pour faire face aux attaques des Houthis yéménites. Il n'est pas attendu qu'une décision soit prise pour l'heure à propos d'une possible mission similaire dans le détroit d'Ormuz, ont dit des diplomates et des représentants.

05h48 - Les autorités des Emirats arabes unis disent que leurs défenses aériennes sont à l'oeuvre pour repousser une attaque de missile.

04h52 - Les accès routiers à l'aéroport international de Dubaï ont été temporairement fermés, alors que la compagnie aérienne Emirates a suspendu ses liaisons avec Dubaï. Certains vols ont été redirigés vers l'autre aéroport de la ville, ont indiqué les autorités locales.

Un incendie, désormais sous contrôle, a été provoqué par une attaque au drone ayant touché un réservoir de pétrole à proximité de l'aéroport.

02h43 - Le Japon n'envisage pas dans l'immédiat d'envoyer des bâtiments de sa marine au Moyen-Orient pour y escorter des navires, dit la Première ministre Sanae Takaichi, ajoutant que Tokyo "continue d'examiner ce qu'il peut faire indépendamment et ce qui peut être fait dans le cadre légal".

La dirigeante japonaise a effectué ces commentaires alors que Donald Trump a appelé les alliés de Washington, dont le Japon, à contribuer à la sécurisation de la navigation des pétroliers dans le détroit d'Ormuz.

02h12 - Les équipes de défense civile de Dubaï sont parvenues à contrôler l'incendie qui s'était déclaré près de l'aéroport international à la suite d'une attaque au drone, font savoir les autorités locales sur le réseau social X.

01h31 - L'Arabie saoudite a intercepté en une heure 34 drones dans l'est du pays, rapporte la télévision d'Etat saoudienne.

01h24 - L'attaque au drone près de l'aéroport de Dubaï a atteint un réservoir de carburant, déclarent les autorités de la ville, ajoutant sur le réseau social X qu'aucun blessé n'a été signalé.

01h15 - Les Etats-Unis sont en contact avec l'Iran, dit Donald Trump, ajoutant douter que Téhéran soit disposé à mener des négociations sérieuses destinées à stopper le conflit.

"Je ne pense pas qu'ils sont prêts", estime-t-il devant les journalistes présents à bord de l'avion présidentiel Air Force One le ramenant à Washington depuis sa résidence de Floride.

Le président américain indique également que son administration mène des discussions avec sept pays - qu'il refuse d'identifier - pour que ceux-ci contribuent à sécuriser aux côtés des Etats-Unis le détroit d'Ormuz. "Je demande que ces pays viennent protéger leur territoire", dit-il.

L'armée américaine a frappé un site iranien de fabrication de drones, déclare-t-il par ailleurs.

00h57 - Un incendie s'est déclaré près de l'aéroport international de Dubaï à la suite d'une attaque au drone, dit le service de presse de la ville émirati via le réseau social X.

00h24 - Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman et le président des Emirats arabes unis Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan ont affirmé lors d'un entretien téléphonique que les attaques continues de l'Iran contre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) représentaient une escalade dangereuse menaçant la sécurité et la stabilité régionales, rapporte la presse officielle saoudienne.

00h21 - L'avenir de l'Otan sera "très mauvais" si les alliés de Washington ne viennent pas en aide aux Etats-Unis pour permettre de rouvrir le détroit d'Ormuz, prévient Donald Trump dans une interview au Financial Times.

"Il est évidemment approprié que les gens qui bénéficient du détroit aident à garantir que rien de mal ne se passe là-bas", dit le président américain.

Donald Trump indique également qu'il pourrait décider de reporter sa visite à Pékin, prévue à la fin du mois, lors de laquelle il doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping.

"Je pense que la Chine doit aider parce qu'elle obtient 90% de son pétrole via le détroit" d'Ormuz, dit-il, ajoutant vouloir connaître la position de Pékin sur le sujet avant de s'y rendre. "On pourrait reporter".

00h06 - Le gouvernement britannique dit "fermement" condamner les attaques menées actuellement par le Hezbollah libanais contre Israël.

Il ajoute dans un communiqué saluer les engagements pris par le gouvernement libanais à l'encontre du mouvement chiite armé aligné sur l'Iran, citant la décision notamment d'interdire toutes les activités militaires du Hezbollah.

Le Foreign Office annonce par ailleurs une aide humanitaire d'urgence à destination du Liban, soulignant qu'il s'agit d'une priorité, de même que des efforts diplomatiques avec ses alliés pour éviter une escalade.

VOIR AUSSI

Le DIRECT de la journée de dimanche nL8N4020EO

Le POINT sur le conflit nL8N4030DX

(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)