(Actualisé avec les déclarations de Fortum et d'Uniper)
FRANCFORT, 8 janvier (Reuters) - L'énergéticien allemand
E.ON EONGN.DE a annoncé lundi qu'il soumettrait à la vente sa
participation restante de 46,65% dans Uniper UN01.DE au groupe
finlandais de services aux collectivités Fortum FORTUM.HE ,
avant la date limite officielle du 11 janvier.
Le finlandais avait lancé en septembre une OPA de 22 euros
par action sur Uniper, soit plus du double de son prix
d'introduction en Bourse, mais en novembre la filiale d'E.ON
avait rejeté l'offre estimant qu'elle la sous-évaluait et ne
garantissait pas son avenir.
En acceptant l'offre de Fortum, E.ON, qui s'est scindé
d'Uniper et de ses centrales électriques en 2016 pour se
concentrer sur les réseaux et les énergies renouvelables,
obtiendra 3,76 milliards d'euros.
L'offre de 8,05 milliards d'euros de Fortum court jusqu'au
16 janvier pour tous les autres actionnaires d'Uniper, y compris
pour les investisseurs activistes Knight Vinke et Elliott
Management, sans que l'on sache si cela suffira à donner au
groupe finlandais la majorité d'Uniper.
"Nous saluons la décision d'E.ON d'accepter notre offre, qui
reflète avec justesse la valeur et la performance d'Uniper
depuis sa scission d'avec E.ON", dit dans un communiqué Pekka
Lundmark, le directeur général de Fortum.
"Nous nous en tenons à notre opinion suivant laquelle Uniper
peut réussir en restant indépendant", a déclaré un porte-parole
d'Uniper de son côté.
L'action Uniper a fini en baisse de 0,38% à 25,9 euros en
Bourse de Francfort, au-dessus de la proposition de 22 euros par
titre formulée par Fortum. Le groupe finlandais a déclaré la
semaine dernière que les actionnaires d'Uniper avaient proposé
46,81% du capital de la société, en incluant E.ON dans les
calculs.
E.ON a déclaré que les membres de son directoire qui
détiennent des actions d'Uniper proposeraient également leurs
titres à Fortum.
La banque d'investissement UBS a déclaré la semaine dernière
que Fortum avait de bonnes chances de prendre le contrôle
d'Uniper, soit via un accord majoritaire, soit par le biais
d'une seconde offre sur le capital restant assortie d'une prime.
(Christoph Steitz et Maria Sheahan; Claude Chendjou pour le
service français, édité par Wilfrid Exbrayat)