Du vert sans conviction en Europe
information fournie par Zonebourse 13/05/2026 à 17:56

La place parisienne s'est montrée particulièrement hésitante, mais a toutefois fini par choisir la hausse. Le CAC 40 a ainsi réussi à mettre fin à une série de quatre replis consécutifs (-3,85% sur la période) pour progresser à la clôture de 0,35%, à 8 007,97 points. D'autres grands indices européens ont réussi à afficher des gains plus conséquents à l'image du DAX 40 qui a gagné 0,61%.

Faute d'avancées dans les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran sur le conflit au Moyen-Orient, les investisseurs se sont tournés vers la macro-économie.
Déjà refroidis la veille par les chiffres de l'inflation américaine qui ont été globalement supérieurs aux attentes, les intervenants n'ont pas apprécié la publication, toujours aux Etats-Unis, de l'indice des prix à la production du mois d'avril.

Selon le Bureau of Labor Statistics, cet indicateur clé de l'inflation a augmenté nettement plus que prévu. Le mois dernier, il a progressé de 1,4%, contre des attentes à 0,5% et un précédent à 0,7%, chiffre révisé à la hausse de 0,5%. Les prix de l'énergie ont bien évidemment soutenu la progression de cet indice qui mesure la variation des prix des biens vendus par les entreprises du secteur manufacturier.

Cette statistique, associée aux données sur l'inflation de la veille, réduisent sensiblement la perspective d'un assouplissement monétaire de la part de la Réserve fédérale américaine.

Dans une note d'UBS parue dans la matinée, son auteur, Andrew Dubinsky, indique que la banque suisse a révisé ses anticipations concernant la Fed. Elle table désormais sur deux baisses des taux d'intérêts, en décembre 2026 et mars 2027 car "les conditions nécessaires pour justifier un mouvement dès septembre - notamment une désinflation soutenue des biens "coeur de gamme" et une réduction de l'incertitude liée à l'offre - ne sont pas encore réunies".

D'ailleurs, aux Etats-Unis, après un peu plus de deux heures de cotations, le Dow Jones est dans le rouge et cède 0,55%, alors que le Nasdaq Composite et le S&P 500 sont mieux orientés ( 0,60 et 0,15%).

Parmi les autres indicateurs...

En France, il était également question d'inflation. L'indice des prix à la consommation a augmenté de 1% en avril, conformément aux prévisions, soutenu par la hausse des prix de l'énergie, liée au conflit au Moyen-Orient.

Dans la zone euro, le PIB a augmenté de 0,1% au premier trimestre, une donnée en ligne avec les attentes. En parallèle, la production industrielle, toujours dans la zone euro, a été un peu décevante avec une hausse de 0,2%, contre une estimation un peu plus élevée à 0,3%.

Sur le marché des devises, l'euro recule face au billet vert (-0,21%) et se négocie contre 1,1711 dollar.

Et du côté des matières premières, les prix du baril de pétrole évoluent en ordre dispersé : 0,78%, à 102,80 dollars pour le WTI à New York et -0,20%, à 107,28 dollars, pour le Brent de la mer du Nord.

Du côté de la micro-économie...

En Europe, l'actualité des entreprises a été assez dense. Le laboratoire allemand Merck KGaA a fini la journée sur un bond de 7,19%. Le groupe a présenté de bons trimestriels, mais a surtout relevé certains de ses objectifs financiers annuels.

Dans le haut du palmarès également, on retrouve le Britannique Intertek ( 6,32%), un spécialiste du contrôle et de la certification de produits et de systèmes, qui a enfin accepté l'offre déposée par le fonds suédois EQT. Ce dernier avait vu ses trois précédentes propositions rejetées. La dernière valorise Intertek à 9,4 milliards de livres sterling.

Adecco a chuté de 16,67% à la Bourse de Zurich. Le groupe a pourtant dévoilé un chiffre d'affaires trimestriel supérieur aux attentes, mais Jefferies a indiqué que le résultat d'exploitation était moins bon que prévu et que le deuxième trimestre sera à surveiller.

Infineon s'est adjugé 10,75%, toujours porté par l'engouement qui entoure le secteur des semi-conducteurs. D'ailleurs, à Paris, STMicroelectronics et Soitec ont été également particulièrement recherchés et ont affiché des gains respectifs de 9,79 et 7,71 % à la clôture.

Toujours dans l'Hexagone, Vallourec a bondi de 12,17%. Le spécialiste des solutions tubulaires premium a dévoilé un résultat brut d'exploitation en hausse de 4 millions de dollars au premier trimestre, dans le haut de sa fourchette prévisionnelle.