DNB AM : "2026 pourrait encore constituer une bonne année pour les investissements en crédit"
information fournie par AOF 09/01/2026 à 16:36

(AOF) - "Le contexte géopolitique et économique a été particulièrement chargé en 2025, marqué notamment par la poursuite de la guerre en Ukraine, un système de droits de douane américain instable et des pressions politiques exercées sur la Réserve fédérale. Malgré cela, les marchés se sont globalement bien comportés sur l’ensemble de l’année, à l’exception d’un repli initial lié au 'Liberation Day", début avril, rappelle Svein Aage Aanes, responsable de la gestion obligataire chez DNB Asset Management.

"La volatilité des taux est restée faible et les spreads de crédit ont évolué à des niveaux bas. Notre scénario central est que cette situation devrait se prolonger encore quelque temps. Les perspectives de croissance demeurent correctes, les bilans des ménages et des entreprises sont globalement solides et les banques centrales ne font pas face à la nécessité de durcir leur politique monétaire", poursuit-elle.

Dans ce contexte, 2026 pourrait à nouveau constituer une bonne année pour les investissements en crédit, même si les niveaux de valorisation appellent à la vigilance.

DNB AM conserve actuellement une position de duration neutre. Dans son scénario central, la volatilité des taux obligataires, en particulier en Europe et dans les pays nordiques, devrait rester contenue. L'asset manager mettra en place des positions tactiques de duration, à l'achat ou à la vente, en fonction des mouvements de taux. A ce stade, il n'anticipe toutefois pas de changements significatifs par rapport aux niveaux de rendement observés pendant une grande partie de l'année 2025.

Les spreads de crédit apparaissent clairement un peu chers. Plusieurs facteurs l'expliquent : la croissance économique reste solide, les bilans sont globalement sains et les taux ont reculé par rapport à leurs niveaux les plus élevés. En parallèle, la forte compression des spreads a rendu certains segments de marché plus onéreux, notamment la dette subordonnée. Dans ce contexte, la prudence s'impose sur l'exposition globale au risque de crédit.