Devises : net recul du $ sur de fragiles espoirs de paix information fournie par Zonebourse 08/04/2026 à 20:05
Le Dollar perd brutalement son statut d'actif refuge depuis mardi soir à minuit pile : le "$-Index" a dévissé en quelques secondes 99,5 vers 89,95, puis 89,60 ce mercredi vers 15H.
Le "$-Index" perd 0,9 à -1% en 24H tandis que de nombreuses devises se redressent symétriquement : le Yuan gagne 0,4% vers vers 6,8290, l'Euro reprend 0,65% vers 0,1670, le Yen 0,75% vers 158,45, le Franc suisse 0,85% vers 0,7910 (il grappille 0,05% vers 0,9230 face à l'Euro).
La couronne norvégienne reprend 0,35% face à l'Euro et 1% face au $.
L'euphorie des marchés semble inversement proportionnelle à la solidité du cessez-le-feu dont la seule réalité réside dans du pur "verbal", des messages sur des réseaux sociaux (et non les canaux officiels), sans la moindre confirmation croisée des intentions de mettre fin aux hostilités depuis ce 8 avril.
Les places boursières mondiale sont passées en quelques minutes en mode "FOMO", avec des écarts de 3% sur les indices US, -15% sur le Brent ou le "WTI"... le tout sur la base d'éléments très fragiles concernant un cessez-le-feu annoncé par un message de Donald Trump sur son propre réseau, Truth Social, qu'il suspend les bombardements.
Le Pakistan annonçait qu'un accord sur un cessez-le-feu était possible vu que les Etats Unis jugeaient le "plan en 10 points" iranien acceptable... alors qu'il était totalement rejeté 48H auparavant, parce que constituant une humiliation pour les USA.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères iranien publiant sur "X" que les forces armées iraniennes "faciliteront le passage du détroit d'Ormuz", ce qui était déjà le cas pour les navires acquittant le péage imposé par Téhéran... et point crucial, pas de cessez-le -feu si Israël poursuit ses opérations au Liban, ce qui est le cas... et ce mercredi 8 aurait la pire journée de bombardements depuis 1985.
Les Etats Unis suspendent les bombardements, Israël -qui n'a pas été associé aux pourparlers via le Pakistan- poursuit les siens, la guerre continue... mais pas pour les marchés qui se contentent de déclarations unilatérales, très courtes et très vagues, sans le moindre engagement bilatéral dans le cadre d'un accord sur les conditions à respecter.
Combien de violations d'un cessez-le-feu et de destructions de capacités énergétiques peuvent survenir d'ici 15 jours, combien de temps les marchés s'accrocheront-ils à l'espoir d'un processus de paix proche d'aboutir ?
Les marchés nous donnent déjà leur réponse : la guerre est finie, les retards de livraison en provenance du Golfe (diésel, kérosène, gaz, ammoniac, urée, etc.) auront un impact négligeable, on passe à autre chose.
Pourtant selon les projections de la Fed de Cleveland, l'inflation va passer de 2,50 à 3,7%, au moins provisoirement, et durablement si le baril se maintient au-dessus de 95$ (le prix moyen était inférieur à 80$ en 2025).
Le "$-Index" perd 0,9 à -1% en 24H tandis que de nombreuses devises se redressent symétriquement : le Yuan gagne 0,4% vers vers 6,8290, l'Euro reprend 0,65% vers 0,1670, le Yen 0,75% vers 158,45, le Franc suisse 0,85% vers 0,7910 (il grappille 0,05% vers 0,9230 face à l'Euro).
La couronne norvégienne reprend 0,35% face à l'Euro et 1% face au $.
L'euphorie des marchés semble inversement proportionnelle à la solidité du cessez-le-feu dont la seule réalité réside dans du pur "verbal", des messages sur des réseaux sociaux (et non les canaux officiels), sans la moindre confirmation croisée des intentions de mettre fin aux hostilités depuis ce 8 avril.
Les places boursières mondiale sont passées en quelques minutes en mode "FOMO", avec des écarts de 3% sur les indices US, -15% sur le Brent ou le "WTI"... le tout sur la base d'éléments très fragiles concernant un cessez-le-feu annoncé par un message de Donald Trump sur son propre réseau, Truth Social, qu'il suspend les bombardements.
Le Pakistan annonçait qu'un accord sur un cessez-le-feu était possible vu que les Etats Unis jugeaient le "plan en 10 points" iranien acceptable... alors qu'il était totalement rejeté 48H auparavant, parce que constituant une humiliation pour les USA.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères iranien publiant sur "X" que les forces armées iraniennes "faciliteront le passage du détroit d'Ormuz", ce qui était déjà le cas pour les navires acquittant le péage imposé par Téhéran... et point crucial, pas de cessez-le -feu si Israël poursuit ses opérations au Liban, ce qui est le cas... et ce mercredi 8 aurait la pire journée de bombardements depuis 1985.
Les Etats Unis suspendent les bombardements, Israël -qui n'a pas été associé aux pourparlers via le Pakistan- poursuit les siens, la guerre continue... mais pas pour les marchés qui se contentent de déclarations unilatérales, très courtes et très vagues, sans le moindre engagement bilatéral dans le cadre d'un accord sur les conditions à respecter.
Combien de violations d'un cessez-le-feu et de destructions de capacités énergétiques peuvent survenir d'ici 15 jours, combien de temps les marchés s'accrocheront-ils à l'espoir d'un processus de paix proche d'aboutir ?
Les marchés nous donnent déjà leur réponse : la guerre est finie, les retards de livraison en provenance du Golfe (diésel, kérosène, gaz, ammoniac, urée, etc.) auront un impact négligeable, on passe à autre chose.
Pourtant selon les projections de la Fed de Cleveland, l'inflation va passer de 2,50 à 3,7%, au moins provisoirement, et durablement si le baril se maintient au-dessus de 95$ (le prix moyen était inférieur à 80$ en 2025).