Devises : le Yen redevient 'politique' et bondit de 2,5% contre $
information fournie par Zonebourse 30/04/2026 à 20:11

C'est la journée du Yen, après plusieurs semaines de dérive entre 158,4 et 160,3/$ (1er test des 160,5 le 31 mars dernier) : les marchés ont voulu tester ce jeudi matin les réflexes des autorités monétaires nippones en faisant reculer le Yen jusque vers 160,7, c'est à dire à 0,2% de la barre des 161$. Le ministre de l'économie est intervenu après la clôture de la bourse de Tokyo (vers 9H, heure française) pour prévenir que la devise nippone ne devait pas enfoncer certains seuils, alors que l'inflation est déjà revenue en force au Japon, bien avant le conflit dans le Golfe (les prix flirtent avec les 3% depuis 1 an).


C'est donc le Yen qui a fait l'actualité avec une envolée initiale de 3% face au billet vert, jusque vers 155,6 avant de recéder un peu de terrain vers 156,5 (soit 2,4%); le Yen reprend également 2% face à l'Euro.
On note également un net raffermissement du Franc suisse face au $ ( 1,1%) ainsi que face à l'Euro avec 0,7% vers 0,9170.
La devise la plus faible ce jeudi, ce fut le Yuan chinois avec un recul de 0,15% face au billet vert et face à l'Euro, qui avec 0,33% refranchit le cap symbolique des 8,000 (à 8,005).

Il y avait quelques chiffres "macro" à l'agenda : l'indice avancé des indicateurs économiques (LEI) du Conference Board pour les États-Unis se dégrader de 0,6% en mars 2026, à 97,3, faisant ainsi plus qu'annuler sa hausse de 0,3% enregistrée en février (à 97,9).

Sur l'ensemble du semestre écoulé, le LEI (leading economic indicator) américain a baissé de 1% entre septembre 2025 et mars 2026, soit plus de la moitié du recul de 2,1% observé au semestre précédent (mars à septembre 2025).

L'indice PMI de Chicago s'est établi en repli de -3,6Pts à 49,2 ce mois-ci (contre 52,8 en mars), alors que les économistes tablaient en moyenne sur une légère amélioration, autour de 53. A 49,2 points, il est au plus bas depuis le mois de décembre 2025.

L'indicateur repasse ainsi en deçà du seuil de 50 points, distinguant contraction et croissance de l'activité dans l'industrie.

En France, l'INSEE annonce une croissance zéro au 1er trimestre 2026, avec une consommation à -0,1%, des investissements qui chutent de -0,4%, des exportations qui chutent de -3,8%... seule la hausse des stocks (mais est-ce bon signe) permet de ne pas publier un chiffre négatif.