Devises : le $ fléchit rapidement alors que l'euphorie revient à W-Street
information fournie par Zonebourse 11/06/2026 à 19:58

Le Dollar s'est clairement affaibli alors que la confiance revenait à Wall Street: une douce euphorie (le Nasdaq gagne 2,2% à mi-séance) semble s'emparer des marchés US. Wall Street était anticipé en baisse ce matin, stable à la mi-journée, la hausse des indices est devenue explosive à partir de 19H15 avec 2% sur les "technos" en 30 minutes.

La raison de ce bond en avant n'est pas encore évidente... mais à chaque fois qu'un tel mouvement se produit, c'est parce qu'une "rumeur" positive se répand au sein d'un cercle d'initié, puis devient officielle avec un communiqué de Donald Trump au sujet d'un "accord de paix imminent".

Cette hypothèse est corroborée par une soudaine chute du pétrole de -6,5% du "WTI" vers 86,5$ et de -5,5% du Brent vers 89,5$.

Dès qu'une détente du climat géopolitique est envisagée, le Dollar reperd du terrain, et c'est bien le cas depuis 19H25 : le "$-Index" rechute de 100,3 vers 99,85 (-0,1%), soit -0,4%, ce qui constitue un mouvement "significatif".

L'Euro repasse de 1,1510 (-0,2%) à 1,1555 ( 0,15%), le Yen reprend 0,22% à 160,15, le Franc suisse rebondit de 0,25% à 0,7975$ et de 0,12% face à l'Euro vers 0,9212.

L'Euro n'avait réagi à la hausse d'un quart de point des taux annoncée par la BCE (taux de dépôt porté à 2,25%).

Tout le monde est d'accord avec ce postulat de Christine Lagarde : "le risque aurait été de ne rien faire".

Tout le monde se souvient de son inaction en 2021, justifiée par l'hypothèse de "l'inflation transitoire" : tout le monde s'accorde en ce mois de juin 2026 sur le fait qu'elle ne le sera pas (transitoire).

Les prévisions de la BCE ont été relevées à 3%... et personne ne serait choqué qu'elles le soient à nouveau cet été.

Mais relever "plusieurs fois" le loyer de l'argent (comme l'avait suggéré I.Schnabel) serait jugé dangereux, un statu quo est anticipé en juillet.

En effet, la Banque mondiale a revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2026, désormais attendue à 2,5%, invoquant les répercussions du conflit au Moyen-Orient.

L'institution souligne qu'une aggravation des tensions, accompagnée d'une nouvelle hausse des prix de l'énergie et de turbulences financières, pourrait ramener cette croissance à 1,3%... autrement dit, elle pourrait potentiellement être réduite de moitié.

Aux Etats-Unis, les indicateurs publiés ont envoyé des signaux contrastés. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté plus fortement qu'attendu : 4 000 pour s'élever à 229 000 unités, alors que les analystes tablaient sur un repli vers 220 000.

Parallèlement, l'indice des prix à la production a nettement accéléré en mai, à 6,5% en rythme annuel, soit 1,1% en mai par rapport à avril, là où les analystes tablaient sur une augmentation de 0,7%.

En revanche, les données du mois d'avril ont été révisées à la baisse de 1,4 à 1,1% en "séquentiel".

La probabilité d'une hausse de taux aux Etats Unis vient de passer le cap des deux tiers alors qu'un consensus du même ordre au mois de janvier tablait sur trois baisses de taux d'ici la fin de l'année.

Le Yen est soutenu par une forte hausse des rendements : le "3 mois" bondit de 4,4 points vers 0,978%, le "1 an" 4,5 points à 1,185%, le "20 ans" 4,5 points à 3,607%, le "40 ans" 5,5 points à 3,806%.