Devise : le Yen poursuit sa flambée, le $ décroche sous 153,00 information fournie par Zonebourse 11/02/2026 à 18:45
Quelle séance une fois de plus pour le Yen qui adopte un rythme de 1% par jour depuis lundi. Le Dollar décroche de -1,15% sous 153,00, jusque vers 152,6 et retombe au plus bas depuis le 29 janvier. Mais attention car cette fois, les 152 constituent un plancher en-deçà duquel le billet vert passerait en tendance baissière moyen terme.
Le Yen effectue un rallye en solo ( 1,1% contre Euro, la Livre £ puis 1,5% face au Franc suisse).
C'est cet "isolement" du mouvement du Yen qui permet au Dollar-Index de rester à flot : il ne se replie que de 0,05% vers 96,756.
C'est le Franc suisse qui se montre le plus vulnérable avec un repli de 0,25% face à l'Euro (91,55) et le Dollar (0,700).
Les cambistes n'avaient pas de raisons de bouder le billet vert à la lecture des créations d'emplois US : l'économie américaine a créé 130 000 emplois, soit plus de 2 fois le total attendu par le consensus (55 000/65 000), alors que certains redoutaient même un affaissement des embauches par rapport à la moyenne de l'année 2025.
En ce qui concerne le taux de chômage, il retombe à 4,3% contre 4,4% attendu et le "taux de participation" (la population active, ou le nombre d'actifs/employables) progresse également de 0,1% à 62,5%, les salaires horaires sont également en hausse de 0,4% contre 0,3% attendu.
Des chiffres qui confortent le statu quo de la Fed. Fin janvier elle citait des "signes de stabilisation du taux de chômage", ce qui enterre tout espoir de baisse de taux avant juin, sauf revirement conjoncturel brutal : la remontée des rendements sur les T-Bonds (échéances 6 mois/2 ans) soutient mécaniquement le billet vert.
Mais la robustesse apparente du marché du travail US serait-t'elle un "trompe l'oeil" ?
L'enquête JOLTS a montré que le nombre de postes ouverts est tombé à son plus bas niveau depuis 2020, tandis que les licenciements ont atteint leur plus haut niveau pour un mois de janvier depuis 2009, selon l'enquête Challenger.
Par ailleurs, la tendance de fond se dégrade comme le révèlent les révisions de chiffres publiées par le BLS sur 2025 et qui soustraient 862 000 emplois en ajustant la balance entre actifs et départs à la retraite (changement de méthodologie annoncé en amont du "NFP") : c'est plus que le consensus qui tablait sur 825 000 emplois en moins.
Lors de la conférence de presse du meeting de la Fed du mois de décembre, Jerome Powell quantifiait à 60 000 par mois cette surestimation, soit 720 000 emplois en rythme annuel : la réalité s'avère donc plus proche de -75 000.
Du coup, après révision, ce sont seulement 15 000 emplois qui ont été créés en moyenne chaque mois en 2025 (contre 49 000 avant la révision).
Dans la chute de la "confiance des ménages", la difficulté de retrouver un emploi figure en tête des préoccupations depuis plusieurs mois, et la stagnation des dépenses des ménages en décembre trahit une propension à moins dépenser, voire épargner en prévision de temps plus difficiles.
Lundi, le conseiller de la Maison Blanche, Kevin Hassett, estimait qu'il faut s'attendre à de faibles créations d'emplois dans les prochains mois, compte tenu des dynamiques démographiques et des gains de productivité... mais il n'exclut pas non plus une croissance au-delà de 5% pour faire écho aux attentes très optimistes de Donald Trump. qui vient de se féliciter du "NFP" de janvier en affirmant "l'économie américaine est la plus forte du monde".
Le Yen effectue un rallye en solo ( 1,1% contre Euro, la Livre £ puis 1,5% face au Franc suisse).
C'est cet "isolement" du mouvement du Yen qui permet au Dollar-Index de rester à flot : il ne se replie que de 0,05% vers 96,756.
C'est le Franc suisse qui se montre le plus vulnérable avec un repli de 0,25% face à l'Euro (91,55) et le Dollar (0,700).
Les cambistes n'avaient pas de raisons de bouder le billet vert à la lecture des créations d'emplois US : l'économie américaine a créé 130 000 emplois, soit plus de 2 fois le total attendu par le consensus (55 000/65 000), alors que certains redoutaient même un affaissement des embauches par rapport à la moyenne de l'année 2025.
En ce qui concerne le taux de chômage, il retombe à 4,3% contre 4,4% attendu et le "taux de participation" (la population active, ou le nombre d'actifs/employables) progresse également de 0,1% à 62,5%, les salaires horaires sont également en hausse de 0,4% contre 0,3% attendu.
Des chiffres qui confortent le statu quo de la Fed. Fin janvier elle citait des "signes de stabilisation du taux de chômage", ce qui enterre tout espoir de baisse de taux avant juin, sauf revirement conjoncturel brutal : la remontée des rendements sur les T-Bonds (échéances 6 mois/2 ans) soutient mécaniquement le billet vert.
Mais la robustesse apparente du marché du travail US serait-t'elle un "trompe l'oeil" ?
L'enquête JOLTS a montré que le nombre de postes ouverts est tombé à son plus bas niveau depuis 2020, tandis que les licenciements ont atteint leur plus haut niveau pour un mois de janvier depuis 2009, selon l'enquête Challenger.
Par ailleurs, la tendance de fond se dégrade comme le révèlent les révisions de chiffres publiées par le BLS sur 2025 et qui soustraient 862 000 emplois en ajustant la balance entre actifs et départs à la retraite (changement de méthodologie annoncé en amont du "NFP") : c'est plus que le consensus qui tablait sur 825 000 emplois en moins.
Lors de la conférence de presse du meeting de la Fed du mois de décembre, Jerome Powell quantifiait à 60 000 par mois cette surestimation, soit 720 000 emplois en rythme annuel : la réalité s'avère donc plus proche de -75 000.
Du coup, après révision, ce sont seulement 15 000 emplois qui ont été créés en moyenne chaque mois en 2025 (contre 49 000 avant la révision).
Dans la chute de la "confiance des ménages", la difficulté de retrouver un emploi figure en tête des préoccupations depuis plusieurs mois, et la stagnation des dépenses des ménages en décembre trahit une propension à moins dépenser, voire épargner en prévision de temps plus difficiles.
Lundi, le conseiller de la Maison Blanche, Kevin Hassett, estimait qu'il faut s'attendre à de faibles créations d'emplois dans les prochains mois, compte tenu des dynamiques démographiques et des gains de productivité... mais il n'exclut pas non plus une croissance au-delà de 5% pour faire écho aux attentes très optimistes de Donald Trump. qui vient de se féliciter du "NFP" de janvier en affirmant "l'économie américaine est la plus forte du monde".